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Aux États-Unis, l’administration Trump a abrogé le « constat de mise en danger » de l’EPA, pilier des politiques climatiques fédérales depuis 2009.
Aux États-Unis, l’administration Trump a abrogé le « constat de mise en danger » de l’EPA, pilier des politiques climatiques fédérales depuis 2009. Si cette décision ne modifie pas directement la politique monétaire de la Federal Reserve, elle pourrait réduire la pression réglementaire sur les secteurs fortement émetteurs et encourager la banque centrale à limiter encore l’intégration des risques climatiques dans sa supervision.
À l’inverse, la Banque centrale européenne confirme son engagement. Elle a récemment sanctionné le Crédit Agricole pour manquement à une obligation liée au climat et réaffirme l’intégration complète des risques climatiques dans ses objectifs monétaires et prudentiels.
À court terme, cet écart pourrait avantager les banques américaines, soumises à des exigences moins coûteuses, notamment dans le financement des énergies fossiles. Les établissements européens, eux, supportent des coûts de conformité plus élevés, mais développent une expertise accrue dans les énergies renouvelables.
À long terme, l’enjeu est stratégique : résilience face au réchauffement pour les uns, exposition accrue aux actifs « bruns » pour les autres. La divergence des cadres réglementaires s’installe durablement.