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La France conserve en 2025 sa première place européenne pour l’accueil des investissements étrangers, une position qu’elle occupe désormais depuis sept ans devant le Royaume-Uni et l’Allemagne. Toutefois, derrière ce leadership apparent, le ralentissement est net.
Selon le baromètre EY, l’Hexagone a enregistré 852 projets internationaux l’an dernier, soit une baisse de 17 % sur un an et plus de 30 % de recul depuis 2022. Malgré cette diminution, ces investissements devraient encore permettre la création d’environ 28.000 emplois.
Le recul s’explique notamment par la baisse des projets américains et allemands. Les États-Unis restent les premiers investisseurs du pays mais ont réduit leurs initiatives, tandis que les groupes allemands ont fortement ralenti leurs implantations.
L’industrie française demeure la principale bénéficiaire des investissements, concentrant plus de 40 % des projets, mais elle souffre du ralentissement observé dans l’automobile, la chimie et la pharmacie.
Cette baisse s’inscrit cependant dans une tendance plus large touchant l’ensemble de l’Europe. Royaume-Uni et Allemagne enregistrent eux aussi un recul marqué, pénalisés par la faible croissance, la crise énergétique et la concurrence accrue de pays plus compétitifs comme l’Espagne, la Pologne ou la Roumanie.
Autre signal préoccupant : les investissements en recherche et développement chutent fortement, pesant sur les perspectives d’innovation à long terme.