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Après plusieurs mois de relative stabilité, les taux des crédits immobiliers pourraient repartir plus franchement à la hausse d’ici la fin de l’année. En juin, le taux moyen des nouveaux prêts à l’habitat atteignait 3,27 % hors assurance, selon la Banque de France. L’Observatoire Crédit Logement/CSA l’évaluait à 3,30 % en juillet.
Jusqu’à présent, les banques ont volontairement limité la hausse de leurs barèmes afin de préserver la demande. Elles absorberaient une partie de l’augmentation de leurs propres coûts de financement, tout en continuant à proposer certaines offres préférentielles.
Cet équilibre devient toutefois plus fragile. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, la remontée du pétrole et les nouvelles inquiétudes inflationnistes poussent les rendements obligataires à la hausse. Le taux français à dix ans a ainsi dépassé 4,10 % en août, tandis qu’un nouveau resserrement monétaire de la BCE est envisagé.
Si les taux obligataires se maintiennent durablement à ces niveaux, les banques pourraient difficilement continuer à contenir leurs conditions de crédit. Un taux immobilier moyen proche, voire supérieur à 4 % en fin d’année devient donc plausible.
La concurrence bancaire devrait néanmoins amortir le mouvement. Certains établissements conservent des prêts bonifiés, notamment pour les primo-accédants ou les logements performants énergétiquement. Mais plusieurs offres promotionnelles ont déjà disparu, laissant présager une rentrée moins favorable aux emprunteurs.