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Ce label destiné à orienter l’épargne des ménages vers les entreprises de l’Espace économique européen, entre dans une phase décisive mais demeure entouré d’incertitudes.
Ce label destiné à orienter l’épargne des ménages vers les entreprises de l’Espace économique européen, entre dans une phase décisive mais demeure entouré d’incertitudes. Prévu pour 2026, le dispositif impose que les produits labellisés investissent au moins 70 % de leurs actifs dans l’EEE, avec un fort biais actions et une durée minimale de détention de cinq ans.
En France, le Plan d’épargne en actions (PEA) et le Plan d’épargne retraite (PER) apparaissent comme candidats naturels. Toutefois, des obstacles techniques subsistent. Certains ETF synthétiques éligibles au PEA pourraient ne pas respecter l’esprit du label en matière d’exposition géographique réelle, ce qui soulève des débats sur le périmètre d’investissement.
Les assureurs, déjà fortement investis en zone euro, se montrent favorables à une labellisation des PER, mais s’interrogent sur les contraintes potentielles pour les stratégies spécialisées, notamment en non-coté ou en finance durable.
Reste la question fiscale. Le texte européen n’impose aucun avantage spécifique, et le contexte budgétaire rend incertain tout nouveau dispositif incitatif. À ce stade, aucun pays n’a encore formalisé la mise en œuvre concrète du label, laissant planer un flou sur son calendrier et ses modalités exactes.