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Si le FMI se réjouit du recul de l’inflation, qui devrait passer de 9,4 % au troisième trimestre 2022 à environ 3,5 % d’ici la fin de l’année 2024, cette victoire s’accompagne d’inquiétudes concernant la faiblesse de la croissance économique mondiale dans les prochaines années.
La baisse de l’inflation est perçue par l’institution comme un succès, car elle a permis d’éviter une récession mondiale majeure, selon Pierre-Olivier Gourinchas, économiste en chef du FMI.
Dans le même temps, le FMI estime que les gains de productivité sont insuffisants pour soutenir une croissance robuste. De plus, les prix des services continuent d’augmenter, alimentés par des salaires nominaux en hausse, un phénomène particulièrement marqué après la pandémie de Covid-19.
Par exemple, aux États-Unis, la hausse des salaires a été permise par les gains de productivité, mais ce n’est pas le cas en Europe, où la stagnation de la productivité entraîne une augmentation des coûts de la main-d’œuvre.
Le FMI avertit donc que la croissance mondiale restera probablement faible à court et moyen terme, malgré le contrôle de l’inflation.