Réuni le 16 décembre, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), présidé par Roland Lescure, a décidé de ne pas durcir le cadre prudentiel ni les conditions d’octroi de crédit. Une décision qui traduit la solidité actuelle du système financier français et qui bénéficie en premier lieu aux particuliers, notamment aux primo-accédants.
Dans son analyse, le HCSF souligne le « très bon niveau de capital et de liquidité » des établissements bancaires et assurantiels. Malgré des valorisations élevées sur les marchés d’actifs et un environnement économique international incertain, le risque systémique reste jugé maîtrisé. Le Conseil estime en particulier que le crédit privé demeure « contenu et bien encadré » en Europe, écartant toute nécessité d’intervention immédiate.
Conséquence directe : le taux du coussin de fonds propres contracyclique est maintenu à 1 %. Ce mécanisme vise à renforcer les banques en période favorable, afin de leur permettre de continuer à prêter en cas de retournement économique. Par ailleurs, aucune modification n’est apportée aux règles encadrant le crédit immobilier, y compris la marge de flexibilité autorisant des dérogations au plafond de 35 % d’endettement sur 25 ans.
Cette marge est d’ailleurs davantage utilisée, et près d’un prêt sur deux est désormais accordé à des primo-accédants, un niveau historiquement élevé. Un signal clair : le régulateur entend préserver la dynamique du financement des ménages et éviter toute contraction prématurée du crédit.