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Depuis l’arrivée au pouvoir de Sanae Takaichi, les taux des obligations d’État Japonaises à long terme se sont envolés à des niveaux inédits depuis près de vingt ans.
Depuis l’arrivée au pouvoir de Sanae Takaichi, les taux des obligations d’État Japonaises à long terme se sont envolés à des niveaux inédits depuis près de vingt ans. Une poussée spectaculaire qui a ravivé les comparaisons avec le « Truss choc » britannique de 2022.
Mais contrairement à Londres, Tokyo n’affronte aucune crise de confiance : la hausse des rendements reflète surtout des ajustements techniques chez les investisseurs locaux, non une inquiétude sur la soutenabilité de la dette.
Malgré un plan de relance massif et une dette publique proche de 235 % du PIB, les marchés restent sereins. Le Japon bénéficie d’un excédent courant structurel, de puissants investisseurs domestiques (Banque du Japon, banques, assureurs et fonds de pension détenant plus de 85 % de la dette) et d’une demande étrangère en hausse record.
De plus, les assureurs japonais, soumis à de nouvelles règles prudentielles, rééquilibrent leurs portefeuilles, tandis que la BoJ réduit très graduellement ses achats, tout en restant prête à intervenir pour contenir les taux. Cette dynamique attire désormais les investisseurs internationaux, séduits par des rendements plus attractifs.
Mais, certains analystes craignent aussi un rapatriement massif des capitaux japonais susceptibles de déstabiliser les marchés occidentaux. Pour l’heure, aucun mouvement de sortie significatif n’a été observé.