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L’Humeur des Marchés Les points sur les "i", les barres sur les "t". Peu importe la formule : la fête est finie !
L’Humeur des Marchés
\n\nLes points sur les "i", les barres sur les "t"... Peu importe la formule : la fête est finie ! La semaine dernière, Bruxelles a tapé du poing sur la table budgétaire de sept pays. Forcément, en tant que sociétaire historique du club des déficitaires permanents du Vieux continent, la France était sur la feuille du rappel à l'ordre. Comme une mise en garde pour le prochain locataire de Matignon dont l'équation politique s'annonce aussi complexe que sa marge de manœuvre epsilonesque. En clair, il faudra faire beaucoup avec rien. Témoignant d'une forme de déclassement de la deuxième économie européenne, le rendement de l'OAT à 10 ans campe désormais sur les 3,15 % alors qu'il déambulait 55 pb plus bas au début de l'année. À ce rythme, il aura vite fait d'évoluer sur la même corde à linge obligataire que son pendant italien (3,93 %). Du reste, si inquiétant soit-il, ce marasme ne semble pas être une exclusivité hexagonale. En termes de croissance, il n'y a qu'à regarder celle, anémique, de l'Allemagne pour s'en convaincre. Frappée de plein fouet par le fractionnement du commerce international, l'ex-leader mondial des berlines de luxe passe désormais pour un concessionnaire de seconde zone. Et que dire du recul de 0,1 % de celle des Pays-Bas au premier trimestre ?
\n\nUn constat d'autant plus frappant qu'il contraste fortement avec la santé juvénile affichée par certaines économies du sud de la zone euro. Celles-là même qui, une douzaine d'années auparavant, en pleine crise de la dette souveraine, étaient conspuées, désavouées, mises au banc de l'Europe. Économiquement pestiférés, subitement "périphérisés", ces pays s'étaient alors vu imposer un cordon sanitaire de réformes au prix d'une violente casse sociale. Parmi eux, l'Espagne, le Portugal et la Grèce affichent aujourd'hui des niveaux de flottaison budgétaire désirables et, surtout, des taux de croissance enviables (graphique). Le monde à l'envers ! Alors, certes, ces vents porteurs tiennent essentiellement à la reprise du tourisme post-covid. Ces économies devront encore prouver leur solidité au long cours. Mais, assurément, elles doivent aujourd'hui savourer cette période où les rôles sont inversés.
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