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Entre crises gouvernementales, dégradations de notation et incertitudes budgétaires, les actifs français ont subi de fortes secousses avant un léger rebond.
Entre crises gouvernementales, dégradations de notation et incertitudes budgétaires, les actifs français ont subi de fortes secousses avant un léger rebond. — VEGA Investment Solutions
Les crises politiques successives ont amplifié la défiance des investisseurs vis-à-vis des actifs français.
Le spread OAT-Bund a atteint un pic inédit avant de se stabiliser, signalant une tension persistante sur la dette.
Malgré un léger apaisement, l’incertitude autour du budget 2026 et des notations souveraines continue de peser sur les perspectives économiques.
La confiance demandée fin août à l’Assemblée nationale par le Premier ministre d’alors, François Bayrou, à laquelle ont succédé la démission de son gouvernement à la suite du vote, la dégradation de la notation de crédit de la France par Fitch, puis la démission du gouvernement Lecornu tout juste nommé, ont exacerbé les craintes des investisseurs à l’égard des actifs financiers français.
Ainsi, le retard de performances accumulé depuis le début de l’année par les actions françaises (CAC 40) sur celles de la zone euro (STOXX 50) a atteint son apogée le 6 octobre, à 7 points de pourcentage, avant qu’une bonne partie ne soit finalement comblée dans les jours qui ont suivis.
Dans le même temps, l’écart de rendement entre la dette de la France à 10 ans et son équivalent allemand (spread OAT/Bund) a atteint un pic à 86 points de base le 7 octobre, avant de revenir sur ses niveaux de fin août dix jours plus tard.
Reste que, si la non-censure du nouveau gouvernement Lecornu a quelque peu rassuré, l’adoption d’un budget pour 2026 demeure incertaine en raison de l’absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale.
Selon les calculs de l’OFCE, l’incertitude politique coûterait à la France 0,4 point de PIB en 2025 puis 0,3 point en 2026, soit environ 20 milliards d’euros.
En outre, la trajectoire de réduction du déficit public suscite des doutes, notamment de la part de l’agence S&P, qui vient à son tour de dégrader d’un cran la notation de crédit de la France, tandis que Moody’s doit encore se prononcer cette semaine.