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La résurgence des tensions au Moyen-Orient place les grandes Banques centrales face à une équation particulièrement délicate. Confrontées à une remontée des prix de l’énergie et à un regain d’inflation, elles ont, pour l’heure, choisi de maintenir leurs taux directeurs inchangés.
La résurgence des tensions au Moyen-Orient place les grandes Banques centrales face à une équation particulièrement délicate. Confrontées à une remontée des prix de l’énergie et à un regain d’inflation, elles ont, pour l’heure, choisi de maintenir leurs taux directeurs inchangés. Mais ce statu quo apparaît de plus en plus fragile à mesure que les pressions économiques s’intensifient.
D’un côté, la hausse des coûts énergétiques menace de relancer durablement l’inflation, ravivant le spectre des erreurs commises après la crise post-Covid. De l’autre, le ralentissement de la croissance incite à la prudence, au risque d’étouffer une reprise déjà hésitante. Ce dilemme se traduit par des divisions croissantes au sein des comités de politique monétaire, où les voix divergentes se multiplient.
Aux États-Unis comme en Europe ou au Japon, les débats se durcissent autour de l’orientation à adopter. La crainte d’effets de second tour, notamment via les salaires, renforce la tentation d’un resserrement monétaire, alors même que les conditions financières se tendent déjà.
Dans ce contexte incertain, les Banques centrales semblent arriver au terme de leur stratégie d’attentisme. Les prochaines décisions pourraient marquer un tournant, avec le risque d’arbitrages difficiles entre lutte contre l’inflation et soutien à l’activité.