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Supprimée en 2023 sur les résidences principales, la taxe d’habitation pourrait revenir dans le débat à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Plusieurs responsables politiques, économistes et parlementaires estiment qu’un nouvel impôt local permettrait de redonner des marges de manœuvre financières aux collectivités territoriales, confrontées à la baisse des dotations de l’État et à des contraintes budgétaires croissantes.
Un rapport présenté à l’Assemblée nationale plaide ainsi pour renforcer l’autonomie fiscale des collectivités en leur garantissant une part minimale de ressources sur lesquelles elles conserveraient un pouvoir de taux. Les auteurs soulignent la nécessité de recréer un « lien fiscal » entre les habitants et leur territoire, rompu selon eux par la disparition de la taxe d’habitation.
Ces dernières semaines, plusieurs voix se sont exprimées en faveur d’un retour, sous une forme ou une autre, de cette contribution. L’ancien ministre François Rebsamen avait évoqué une « contribution modeste » des habitants, tandis que le Conseil d’analyse économique estime qu’un rétablissement pourrait générer près de 22 milliards d’euros de recettes.
Pour autant, le sujet reste hautement sensible. Les principaux candidats potentiels du bloc central, qui avaient porté la suppression de la taxe sous Emmanuel Macron, n’ont pas repris cette proposition. À droite comme à gauche, les positions demeurent partagées, laissant présager un débat fiscal majeur durant la campagne présidentielle.