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L'analyse hebdomadaire de Fidelity International en date du 23 juin 2025. Après un semestre où même les convictions les plus profondes ont été malmenées, les investisseurs avaient-ils vraiment.
L'analyse hebdomadaire de Fidelity International en date du 23 juin 2025.
\n\nAprès un semestre où même les convictions les plus profondes ont été malmenées, les investisseurs avaient-ils vraiment besoin d'un supplément de perplexité ? Pas vraiment. Et pourtant, façon room service, le contexte géopolitique est en train de leur servir sur un plateau - qu'ils n'avaient pas commandé. Bien loin des échanges de politesses balistiques d'il y a un an, Israël et l'Iran ont, depuis une dizaine de jours, mis le doigt dans l'engrenage d'une mécanique qui semble irréversible. Et, depuis ce week-end, les protagonistes ont été rejoints par les États-Unis. Le président américain a donné son feu vert au largage de ses bombes GBU-57 sur trois sites liés au programme nucléaire iranien. Avec à la clé, le risque réel d'un embrasement. Forcément, sur les marchés, ce genre d'évènement se mue immanquablement chez les investisseurs en un coupe-faim au risque. Avec, comme toujours, une défiance à l'égard des actions et la recherche d'actifs refuges.
\n\nUne mécanique immuable dont l'ampleur semble toutefois mesurée. Alors que la semaine passée, le MSCI world n'a cédé que 0,2%, ce matin, les indices européens semblaient apathiques. Fût un temps - lointain - où l'effet papillon d'une simple salve de sommation à l'autre bout du monde suffisait à mettre les marchés en hibernation. Aujourd'hui, la réaction est plus modérée et la gravité des événements se mesure davantage en nombre de jours nécessaires aux indices pour rebondir (voir tableau). Comme si, depuis tant d'années, les investisseurs s'étaient habitués à l'instabilité endémique du Moyen-Orient. Comme si, dans un monde multipolaire où les grandes puissances sont moins susceptibles de se colleter directement, ce genre de conflit n'était plus de nature à perturber la bonne marche de l'économie mondiale. Au pire s'inquiète-t-on, par effet domino, de l'embrasement sur les cours du pétrole. Et, à sa suite, de son impact sur l'inflation aux États-Unis. Et, à sa suite, sur le programme monétaire de la Fed d'ici la fin de l'année… À l'évidence, les marchés ont développé une insensibilité au son des canons. Reste à savoir si, avec l'intervention américaine de ce week-end, ce constat sera ou non démenti dans les prochains jours.
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