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La lettre hebdo du 14 avril 2025 de VEGA Investment Solutions. Le report de 90 jours dans la mise en œuvre des droits de douane réciproques par les Etats-Unis n’a pas franchement rassuré les.
La lettre hebdo du 14 avril 2025 de VEGA Investment Solutions.
\n\nLe report de 90 jours dans la mise en œuvre des droits de douane réciproques par les Etats-Unis n’a pas franchement rassuré les marchés d’actifs risqués, qui sont loin d’avoir rattrapés le terrain perdu depuis les annonces initiales du 2 avril. Non seulement les droits de douane de 10% sur l’ensemble des marchandises importées et de 25% sur les automobiles ont été maintenus, mais l’opposition avec la Chine, à l’origine de 13% des importations en biens des Etats-Unis et de 25% de son déficit commercial, a poursuivi son escalade, donnant lieu à des relèvements successifs de droits de douane jusqu’à des niveaux de nature à annihiler tout échange entre les deux pays.
\n\nOr, pour la nouvelle administration au pouvoir, la hausse des revenus issus des droits de douane doit permettre de financer les baisses d’impôts promises pendant la campagne présidentielle. Le seul prolongement des mesures du Tax Cuts and Jobs Act (TCJA) promulgué en 2017 et parvenant à échéance en fin d’année entrainerait des coûts estimés à 460 milliards $/an sur la prochaine décennie, alors que d’autres baisses d’impôts souhaitées par le camp Trump, comme la défiscalisation des pourboires, des heures supplémentaires et des avantages sociaux, porteraient la facture totale à 770 milliards $/an. En face, les revenus tirés des droits de douane sont évalués, en l’état, entre 200 et 300 milliards $/an. Les difficultés des républicains à financer leur programme sont d’autant plus pregnantes que les rendements des emprunts d’Etats se trouvent actuellement sous pression. Les économies complémentaires résultant des efforts du DOGE pour réduire les dépenses de l’Etat fédéral, dont la récente évaluation à 150 milliards $ est difficilement vérifiable, sont encore loin de combler l’écart.
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