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Dans une situation où l’on constate une appréciation marquée de l’euro (+14% depuis le début de l’année), la Banque centrale européenne (BCE) commence à exprimer son inquiétude.
Dans une situation où l’on constate une appréciation marquée de l’euro (+14% depuis le début de l’année), la Banque centrale européenne (BCE) commence à exprimer son inquiétude. Les incertitudes aux États-Unis (dette, politique et indépendance de la FED) fragilisent le dollar, laissant présager une poursuite de l’appréciation de l’euro, et forçant la BCE à affiner sa stratégie monétaire.
\n\nÀ l’heure actuelle, la devise unique s’approche du seuil critique de 1,20 dollar au-delà duquel ses effets macroéconomiques deviennent plus sensibles. Pour Luis de Guindos (vice-président de la BCE), un tel niveau ne doit pas être franchi durablement. D’autres membres du Conseil des gouverneurs, dont Gediminas Simkus et Martins Kazaks, ont également souligné les risques liés à cette envolée.
\n\nMême si le taux de change ne constitue pas un objectif explicite de la BCE, il influe sur ses projections économiques, en particulier sur l’inflation. Un euro fort réduit le coût des importations, mais nuit aux exportations, rendant les produits européens moins compétitifs. La BCE avait bâti ses prévisions de juin sur un euro à 1,13 dollar, bien en-deçà du niveau actuel.
\n\nDe son côté, Joachim Nagel, président de la Bundesbank, tempère les craintes, rappelant que le niveau actuel reste proche de la moyenne historique.
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