Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
Climat, énergie, régulation, géopolitique : en ce début d’année 2026, l’actualité ESG a été dense et structurante.
Climat, énergie, régulation, géopolitique : en ce début d’année 2026, l’actualité ESG a été dense et structurante. Des avancées majeures sur les objectifs climatiques et les renouvelables côtoient des tensions politiques et des risques physiques de plus en plus coûteux. Voici le récapitulatif mensuel, sans filtre, pour comprendre les dynamiques à l’œuvre.
Le point ESG mensuel de janvier 2026 par Groupe La Française
L’Initiative Science Based Targets (SBTi), qui vise à faire des objectifs climatiques fondés sur la science une norme pour les entreprises, a dépassé les 10.000 sociétés ayant fait valider leurs engagements.
En 2025, plus de 2.800 nouvelles entreprises ont obtenu une validation indépendante, soit une hausse d’environ 40 % par rapport aux 7.200 enregistrées début 2025.
En parallèle, le SBTi fait face à un examen politique aux États-Unis, avec des enquêtes portant sur de possibles violations des règles de concurrence et des pratiques commerciales trompeuses.
Au total, les entreprises dotées d’objectifs validés représentent plus de 40 % de la capitalisation boursière mondiale et couvrent plus de 90 pays.
En 2025, l’éolien et le solaire ont pour la première fois dépassé les combustibles fossiles dans la production d’électricité de l’UE, atteignant 30 % du mix contre 29 % pour les énergies fossiles.
Cette progression est portée par l’essor du solaire et la baisse continue du charbon.
Le solaire fournit désormais 13 % de l’électricité européenne après une croissance de plus de 20 % pour la quatrième année consécutive.
Au total, les renouvelables approchent la moitié du mix électrique, tandis que la hausse des coûts liés au gaz importé souligne la nécessité de réduire cette dépendance.
La Chine adopte la double matérialité, en se rapprochant du modèle européen de la CSRD plutôt que de l’approche américaine de l’ISSB : les entreprises devront expliquer l’impact du climat sur leurs activités et celui de leurs activités sur l’environnement.
Cette orientation marque une divergence stratégique avec les États-Unis et renforce l’influence européenne.
Les limites persistent : normes volontaires, absence d’assurance externe et portée encore partielle, la biodiversité et le social étant attendus plus tard, tandis que les droits humains manquent.
Pour les multinationales, cette évolution facilite l’alignement autour de la double matérialité et renforce le besoin d’une collecte ESG plus solide.
En 2025, les États-Unis ont compté 23 milliards de dollars de catastrophes météorologiques, malgré l’absence d’ouragans majeurs, montrant le coût croissant des événements non tropicaux.
Le Texas reste l’État le plus touché, cumulant 190 milliards de dollars de pertes depuis 1980.
Les dégâts de 2025 résultent d’une succession de risques — sécheresse, feux de forêt, grêle, inondations — qui surviennent désormais toute l’année.
Leur hausse s’explique à la fois par le changement climatique et par l’exposition accrue liée au développement en zones à risque.
Selon Climate Central, l’intensification des pluies, des feux, de la sécheresse et la montée des eaux, combinées à la concentration d’actifs vulnérables, entraîne une augmentation durable de ces catastrophes majeures.
Les États-Unis se retirent de 66 organisations internationales, dont de nombreuses liées à l’ONU comme la CCNUCC et le GIEC, accusées par la Maison-Blanche de promouvoir des « agendas mondialistes ».
Ce retrait perturbe le travail scientifique : des chercheurs américains sont exclus et des retards des rapports du GIEC sont attendus.
Il concerne aussi l’Alliance solaire internationale, le Forum mondial contre le terrorisme et des organismes liés à la démocratie, s’ajoutant aux précédentes sorties de l’Accord de Paris, de l’OMS, de l’UNESCO et du Conseil des droits de l’homme.
L’UE juge la décision « regrettable », et une incertitude demeure sur la possibilité pour un futur président de l’annuler facilement.