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Les grandes banques centrales étrangères ont allégé leurs positions en Treasuries de près de 82 milliards de dollars en un mois. Un mouvement notable, même si leurs réserves restent élevées à environ 2 700 milliards de dollars.
Les grandes banques centrales étrangères ont fortement allégé leurs positions en obligations souveraines américaines ces dernières semaines, avec près de 82 milliards de dollars de Treasuries vendus en un mois. Un mouvement notable, même si leurs réserves restent élevées, à environ 2.700 milliards de dollars.
Cette dynamique s’explique moins par une défiance structurelle envers les États-Unis que par des contraintes conjoncturelles. La flambée des prix de l’énergie, liée au conflit au Moyen-Orient et aux tensions autour du détroit d’Ormuz, pousse de nombreux pays importateurs de pétrole à mobiliser des liquidités en dollars. Pour stabiliser leur devise et contenir l’inflation importée, certaines banques centrales n’ont d’autre choix que de vendre des actifs libellés en dollars, notamment des obligations américaines.
Ce phénomène s’inscrit dans un contexte plus large de recomposition des réserves de change. Plusieurs économies émergentes cherchent à réduire leur dépendance au billet vert, en diversifiant leurs actifs, notamment vers l’or. Cette tendance de fond, amorcée depuis plusieurs années, s’intensifie avec les incertitudes géopolitiques actuelles.
Pour Washington, la situation est délicate. Les besoins de financement restent colossaux, alors que la base d’investisseurs étrangers montre des signes d’érosion. Si le marché obligataire américain conserve son statut de référence mondiale, cette moindre demande pourrait, à terme, exercer une pression à la hausse sur les taux d’intérêt et compliquer davantage la gestion de la dette américaine.