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Dans un contexte géopolitique sous tension, la sécurité énergétique s’impose comme une priorité stratégique mondiale. Entre ambitions industrielles, dépendances critiques et transition énergétique, l’Europe et la Chine tracent des trajectoires contrastées mais convergentes vers une souveraineté renforcée.
Dans un contexte géopolitique sous tension, la sécurité énergétique s’impose comme une priorité stratégique mondiale. Entre ambitions industrielles, dépendances critiques et transition énergétique, l’Europe et la Chine tracent des trajectoires contrastées mais convergentes vers une souveraineté renforcée.
L'analyse ISR trimestrielle d'avril 2026 d'Edmond de Rothschild Asset Management (EDRAM)
L’actualité de la guerre en Iran met au centre des préoccupations l’urgence de la sécurité énergétique en Europe et ailleurs. En Chine, les premières annonces de mars dernier sur le XVème plan quinquennal (2026-2030) continuent de mettre l’accent sur les énergies renouvelables, l’électrification et le stockage de l’énergie mais se projettent également sur les e-fuels et l’hydrogène. Ces programmes chinois ont une ambition industrielle, environnementale et de sécurité/souveraineté.
En Europe, contrairement aux fausses bonnes idées de subventionner les énergies fossiles ou de fragiliser le marché des émissions de CO2, les choix pris depuis le début de la guerre en Ukraine en faveur de l’efficacité énergétique, des énergies renouvelables et de l’électrification des usages, contribuent non seulement à la transition énergétique et environnementale mais aussi à la sécurité énergétique / souveraineté.
Le choix du tout énergies fossiles prôné aujourd’hui de l’autre côté de l’Atlantique ne peut guère s’envisager en Europe au regard des risques de dépendance posés par l’actualité où l’approvisionnement en pétrole et gaz naturel se révèle « intermittent ». À titre d’éclairage, les réserves prouvées localisées en Europe (Norvège, Royaume-Uni, Roumanie…) s’élèvent à 6 ans de consommation actuelle de gaz naturel du vieux continent et 2,5 années pour le pétrole.
Bref, un baril de pétrole et un prix du gaz naturel qui augmentent fortement sont un signal prix, un catalyseur économique pour accélérer la transition et diminuer la proportion des énergies fossiles dans le mix énergétique européen et cela au profit de l’électricité.
Selon un rapport de Strategic Perspectives, électrifier 50% de l’économie européenne (qui l’est à 23% aujourd’hui) permettrait de diviser par deux les importations de pétrole et des deux tiers les importations d’énergies fossiles d’ici 2040.
Un bémol s’impose toutefois : les pays européens présentent des mix électriques très hétérogènes. En 2025, la production d’électricité de l’UE provenait à 48 % des énergies renouvelables (y compris l’hydroélectricité), à 23 % du nucléaire et à 29 % des énergies fossiles (principalement le gaz naturel).
Si la France, l’Espagne, le Portugal et les pays nordiques bénéficient déjà d’une électricité majoritairement peu carbonée et compétitive, ce n’est pas le cas du Royaume Uni, de l’Allemagne ou, plus encore, de l’Italie.