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En rompant avec la communication très encadrée de son prédécesseur et en limitant le recours aux indications prospectives sur les taux, le nouveau président de la FED entretient davantage d’incertitude sur les prochaines décisions de politique monétaire.
Dans ce contexte, les marchés peinent à anticiper l’évolution des taux d’intérêt. Si un premier relèvement est majoritairement attendu à l’automne, certains économistes n’excluent pas une hausse plus rapide en raison des tensions géopolitiques, de la vigueur de l’économie américaine ou des risques inflationnistes liés aux droits de douane et à l’essor de l’intelligence artificielle.
Face à cette imprévisibilité, les gestionnaires privilégient désormais des portefeuilles plus courts et plus liquides. Les fonds monétaires renforcent leur exposition aux bons du Trésor de très courte maturité ainsi qu’aux titres à taux variable, afin de pouvoir ajuster rapidement leurs allocations en cas de changement de cap de la banque centrale.
Cette nouvelle donne redonne également de l’intérêt à la gestion active. Les spécialistes des marchés obligataires multiplient les ajustements sur la duration, les écarts de rendement entre obligations, les expositions géographiques ou encore le recours aux produits dérivés pour mieux gérer le risque. Dans un environnement plus volatil, la capacité d’adaptation devient un levier essentiel de performance, alors que les fonds monétaires continuent d’attirer des capitaux et atteignent des niveaux d’encours records.