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Le discours de Donald Trump sur le conflit iranien n'a pas rassuré les marchés. Faute d'annonces concrètes, les tensions énergétiques ont repris le dessus, provoquant un rebond du pétrole et une nouvelle phase d'aversion au risque.
Le discours de Donald Trump au cours de la nuit (heure française) sur le conflit iranien n’a pas rassuré les marchés. Faute d’annonces concrètes, les tensions énergétiques ont repris le dessus, entraînant un rebond marqué des prix du pétrole et une nouvelle phase d’aversion au risque sur les marchés financiers.
Le baril de Brent est ainsi repassé au-dessus des 100 dollars, avec une hausse d’environ 7 % en une séance, tandis que le gaz européen a également progressé. Cette réaction traduit l’incertitude persistante autour de l’approvisionnement mondial, notamment via le détroit d’Ormuz, un point névralgique pour les flux pétroliers.
Dans le sillage de cette remontée des prix de l’énergie, les marchés actions ont reculé. Les indices européens, dont le CAC 40, ont ouvert en baisse, tout comme les contrats à terme américains. Ces derniers ont néanmoins tenté de limiter la casse à la veille d’un long week-end férié.
Parallèlement, les taux souverains sont repartis à la hausse, reflétant les anticipations d’un regain d’inflation.
Les analystes restent prudents. Tant que la situation géopolitique ne sera pas clarifiée et que la circulation du pétrole ne sera pas normalisée, les tensions sur les prix pourraient persister. Certains scénarios évoquent même un baril pouvant dépasser les 150 dollars en cas de prolongation des perturbations.
À court terme, les marchés oscillent donc entre espoirs de désescalade et risques d’un choc énergétique durable, dans un contexte où la visibilité reste extrêmement limitée.