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Il y a quelques jours, Giorgia Meloni se félicitait de voir « les titres d’État italien devenir plus sûrs que les titres d’État allemands ».
Il y a quelques jours, Giorgia Meloni se félicitait de voir « les titres d’État italien devenir plus sûrs que les titres d’État allemands ». Si la formulation est flatteuse, elle n’est pas tout à fait fausse puisque l’écart de la dette italienne avec le Bund allemand, valeur de référence, est tombé à son plus bas niveau depuis 2021.
\n\nCette situation peut s’expliquer par la stabilité politique inédite à Rome. En effet, le gouvernement Meloni en place depuis 32 mois est l’un des plus durables de ces dernières décennies. Par ailleurs, ce gouvernement fait preuve d’une gestion rigoureuse des dépenses publiques.
\n\nComme l’explique Marco Fortis, vice-président de la fondation Edison : « le ministre Giancarlo Giorgetti a mis fin aux aides à la rénovation du bâti qui ont coûté 170 milliards aux caisses de l’État, tout en abaissant la fiscalité sur les ménages à bas revenus ». Il y a eu également la récupération de plus de 23 milliards d’euros liés à l’évasion fiscale.
\n\nIl faut néanmoins noter que ce différentiel avec l’Allemagne s’explique aussi parce que l’Allemagne, qui a desserré le frein sur la dette, commence à voir ses taux à dix ans augmenter. Dans ce contexte, les investisseurs réévaluent leur portefeuille, et selon la Banque d’Italie se tournent bien davantage vers l’Italie depuis le début de l’année.
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