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Les entreprises européennes multiplient les rachats d’actions, un mouvement redevenu structurant depuis la sortie de crise sanitaire.
Les entreprises européennes multiplient les rachats d’actions, un mouvement redevenu structurant depuis la sortie de crise sanitaire. En 2025, ces opérations ont représenté près de 175 milliards d’euros au sein du STOXX 600, soit 2 % de la capitalisation totale de l’indice, contre seulement 0,5 % dix ans plus tôt. Cette montée en puissance provient essentiellement des secteurs de l’énergie, dopés par les profits record de 2022, et surtout des banques.
Longtemps contraintes par un cadre prudentiel strict hérité de 2008, ces dernières ont regagné la capacité, et l’envie, de rendre du capital à leurs actionnaires. Les rachats leur offrent une flexibilité appréciée : contrairement aux dividendes, ils peuvent être réduits ou interrompus sans pénaliser lourdement le cours.
Ils permettent aussi d’optimiser le bilan en réduisant les excédents de trésorerie, dans un contexte où les banques européennes ont longtemps été décotées en Bourse.
Pour autant, leur valorisation actuelle, redevenue supérieure à la valeur comptable, pourrait inciter davantage à réinvestir qu’à racheter leurs propres titres. Si le secteur énergétique risque de ralentir, d’autres comme la santé ou l’industrie devraient intensifier leurs rachats, soutenus par une génération de cash attendue à plus de 900 milliards d’euros en 2026. Pour Goldman Sachs, la pratique devrait durablement s’installer en Europe.