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Le crédit privé suscite de fortes inquiétudes des deux côtés de l'Atlantique. Aux États-Unis comme en Europe, les régulateurs intensifient leur surveillance face à un marché en forte expansion dont les risques systémiques restent mal documentés.
Le marché du crédit privé, longtemps perçu comme un relais de performance, suscite désormais de fortes inquiétudes des deux côtés de l’Atlantique. Aux États-Unis, les autorités politiques et financières intensifient leur surveillance, tandis qu’en Europe, les banques centrales appellent à la vigilance face aux fragilités émergentes.
Outre-Atlantique, des acteurs majeurs comme Blackstone, BlackRock ou KKR sont auditionnés par le Congrès sur leurs pratiques, notamment en matière de valorisation et de gestion des risques. En parallèle, le Trésor américain prévoit de réunir les régulateurs pour évaluer les vulnérabilités du secteur, en particulier son exposition croissante dans l’assurance.
Ces inquiétudes trouvent leur origine dans des tensions de liquidité observées sur certains fonds, confrontés à des retraits importants. Le manque de transparence et la complexité des actifs renforcent l’image d’une « boîte noire » difficile à appréhender pour les superviseurs.
En Europe, la Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre tirent également la sonnette d’alarme. Le gouverneur italien Fabio Panetta évoque des niveaux d’endettement et de liquidité insuffisants dans certains segments, susceptibles d’amplifier les chocs en période de stress.
Dans un contexte de tensions géopolitiques et de remontée des taux, le crédit privé apparaît ainsi comme un point de vigilance majeur, susceptible de fragiliser l’équilibre financier global s’il venait à se détériorer davantage.