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Malgré un environnement international tendu et des incertitudes persistantes, les marchés financiers affichent des signaux contrastés. Entre résilience américaine, fragilités européennes et dynamisme asiatique, les investisseurs naviguent dans un paysage économique en recomposition, où la technologie continue de jouer un rôle moteur.
Malgré un environnement international tendu et des incertitudes persistantes, les marchés financiers affichent des signaux contrastés. Entre résilience américaine, fragilités européennes et dynamisme asiatique, les investisseurs naviguent dans un paysage économique en recomposition, où la technologie continue de jouer un rôle moteur.
Le point hebdo d'Arkéa Asset Management daté du 28 avril 2026
Emploi et consommation : la solidité de l'économie américaine se confirme. Les inscriptions hebdomadaires au chômage restent bien orientées, à un niveau proche du consensus (214.000). Du côté de la demande interne, les ventes au détail progressent de 1,7%, un chiffre supérieur aux attentes et renforcé par des révisions à la hausse sur les mois précédents.
Industrie et services : les indices PMI (indicateurs avancés de l'activité économique) témoignent d'une bonne résilience. Le PMI manufacturier ressort à 54 et celui des services à 51,3. L'indice composite se maintient ainsi solidement en zone d'expansion à 52 (contre 50,6 estimé).
Activité : le ralentissement de l'activité se confirme avec un PMI composite en net recul à 48,6. Cette faiblesse est tirée par les services (47,4), lourdement pénalisés par l'incertitude géopolitique. Le secteur manufacturier fait en revanche preuve d'une résilience artificielle (52,2), soutenu par des effets de stockage préventif et l'anticipation du stimulus budgétaire allemand.
Allemagne : Le moral des investisseurs s'effondre. L'indice ZEW (baromètre du sentiment des investisseurs institutionnels) chute à -17,2, son plus bas depuis fin 2022. Face à cette dégradation, le gouvernement sabre ses prévisions de croissance à seulement 0,5% pour 2026, tout en relevant ses attentes d'inflation à 2,7%. La dynamique de début de trimestre est difficile, illustrée par un PMI composite à 48,3.
France : Le PMI composite recule à 47,6. Le secteur manufacturier est fort (52,8) notamment grâce à l'industrie de la défense, mais les services se contractent sévèrement (46,5).
Italie : Le déficit public a été confirmé à 3,1% en 2025 et se maintient au-dessus du seuil européen de 3%, empêchant Rome de sortir de la procédure de déficit excessif, avec une dette publique à 137,1% du PIB. Le gouvernement italien prévoyait de sortir de cette procédure dès cette année avec l'objectif de gagner en souplesse dans sa gestion budgétaire.
Espagne : Une dynamique plus saine avec un déficit commercial réduit de 24% sur les deux premiers mois de l'année.
Royaume-Uni : La dynamique tranche avec le continent. Si le taux de chômage recule à 4,9%, cette baisse est en réalité liée à une forte hausse de l'inactivité (+169.000 personnes retirées du marché du travail). Ce refroidissement se confirme avec des offres d'emploi au plus bas depuis 2021 (711.000) et une confiance des consommateurs qui chute à 42,3 (plus bas de 33 mois). Pourtant, l'activité économique surprend avec un PMI composite vigoureux à 52,0, porté par une nette amélioration tant dans les services que dans l'industrie manufacturière.
Chine : Le contrat est rempli sur le premier trimestre avec une croissance du PIB à 5,0%. L'indice des prix à la production (PPI) repasse dans le vert (+0,5%) et la banque centrale maintient ses taux, jugeant inutile d'assouplir davantage la politique monétaire. Le point noir réside dans le marché de l'emploi : le chômage des jeunes (16-24 ans) repart à la hausse à 16,9%.
Japon : Les exportations bondissent de 11,7%, dopées par la demande mondiale en data centers et intelligence artificielle. Le PMI manufacturier s'améliore (54,9) et l'inflation atteint 1,8% sur un an. Les pressions inflationnistes liées aux salaires restent bien ancrées dans les services, maintenant la pression sur la Banque du Japon.
Corée du Sud : Le pays enregistre sa plus forte croissance depuis fin 2020 avec un PIB en hausse de 1,7% sur le trimestre, largement propulsé par les exportations de semi-conducteurs. Les prix à la production accélèrent fortement (+4,1%).
Actions : les indices américains ont rebondi de manière agressive, portés par le boom de l'intelligence artificielle et l'espoir d'un apaisement géopolitique à court terme. Cette reprise s'est traduite par plus de 200 milliards de dollars d'entrées de capitaux sur les actions américaines en trois semaines. La dynamique reste cependant moins évidente en Europe.
Obligations : dans l'attente du verdict des quatre grandes banques centrales cette semaine, les marchés obligataires naviguent à vue. Le scénario d'un statu quo généralisé est largement intégré, l'attention se portant sur la communication des banquiers centraux concernant la résistance de l'inflation énergétique.
Pétrole : l'Iran exige la fin du blocus américain, tandis que Washington ordonne la destruction des navires posant des mines. Le blocage du détroit d'Ormuz fait bondir les cours d'environ 17% sur la semaine (Brent à 109 $ et WTI à 98 $). Pour compenser le manque de brut provenant du Moyen-Orient, les acheteurs se ruent vers les Etats-Unis qui enregistrent des exportations records (Energy Information Administration).