L’impact des prix de l’énergie sur l’inflation demeure modéré, mais les risques restent présents
Si la remontée des prix de l’énergie suscite des interrogations, peu d’éléments indiquent à ce stade qu’elle alimente une accélération plus large de l’inflation. Les marchés continuent néanmoins d’intégrer dans les cours la perspective de nouvelles hausses de taux dans plusieurs régions. Dans le même temps, la résilience de la croissance économique constitue un soutien potentiel pour les marchés, dans un environnement qui reste exigeant pour les investisseurs. Mike Riddell, gérant du fonds FF Strategic Bond Fund, analyse les principaux moteurs des marchés de taux et identifie les risques comme les opportunités susceptibles d’influencer les performances obligataires.
Dans un contexte plus favorable sur les taux, la stratégie conserve globalement une position longue en duration, avec une préférence pour la partie courte de plusieurs courbes de taux. Le ralentissement des indicateurs du marché du travail américain et les anticipations de resserrement monétaire au Royaume-Uni plaident en faveur d'une approche tactique de la gestion de la duration.
Les anticipations d'inflation sont restées sous pression malgré la remontée des prix de l'énergie. Si des risques subsistent, le ralentissement de l'inflation alimentaire a contribué à en atténuer l'impact à court terme.
Les valorisations du crédit continuent de paraître tendues, ce qui justifie une approche prudente du risque de crédit dans son ensemble. À l'inverse, le positionnement sur les devises est devenu plus constructif au sein des marchés émergents, dans un contexte d'assouplissement des données économiques américaines.
Le graphique du mois
Les marchés continuent d’intégrer de nouvelles hausses de taux au sein des principales économies
Source : Fidelity International, Bloomberg, au 12 août 2026. Le graphique présente les variations des taux directeurs anticipées par le marché à un horizon d’environ 12 mois.
Synthèse macro
Les marchés continuent d’intégrer des hausses de taux malgré des effets limités sur l’inflation au sens large
Malgré la hausse des prix de l’énergie, peu d’éléments indiquent à ce stade qu’elle alimente plus largement l’inflation. Dans le même temps, les marchés continuent d’intégrer de nouvelles hausses de taux dans plusieurs régions. Ce contexte conforte notre position longue sur la duration, en particulier sur la partie courte de plusieurs courbes. La croissance est restée résiliente dans de nombreuses régions, tandis que le marché du travail américain a montré des signes de ralentissement.
Taux : un contexte plus favorable, mais une duration toujours tactique
Nous conservons une position globalement longue sur la duration, avec une préférence particulière pour la partie courte de plusieurs courbes.
Aux États-Unis, la dégradation des indicateurs du marché du travail constitue une raison supplémentaire d’accroître notre exposition en termes de duration. L’Australie reste également une allocation clé, soutenue par des données d’inflation plus faibles et par la faiblesse du marché immobilier.
À la suite de la récente correction, notre exposition en termes de duration au Royaume-Uni a été renforcée. Bien que la croissance ait résisté et que les signes d’une généralisation des pressions inflationnistes soient encore limités, les marchés continuent d’anticiper un nouveau resserrement monétaire. Nous privilégions également la duration canadienne, et restons prudents sur les taux européens compte tenu de la résilience de la croissance et de la sensibilité de la région aux prix de l’énergie.
Sur les marchés émergents, nous avons réduit notre position sur les taux brésiliens en devise locale suite au récent rallye et face à la hausse des incertitudes à l’approche des élections, tout en conservant une certaine exposition compte tenu du niveau toujours élevé des taux réels.
Inflation : le ralentissement de l’inflation alimentaire compense le retour des pressions sur les prix de l’énergie
Nous avons réduit notre exposition à court terme aux instruments indexés sur l’inflation américaine après la forte surprise à la baisse de l’IPC américain, mais conservons une exposition à l’inflation en cas de nouvelle hausse des pressions sur les prix.
Jusqu’à présent, les anticipations d’inflation implicites du marché se sont maintenues à des niveaux bas, tandis que l’inflation alimentaire a continué de ressortir en deçà des attentes dans plusieurs régions. Cette évolution a contribué à limiter la transmission de la hausse des coûts de l’énergie à l’inflation au sens large.
Toutefois, les prix du pétrole brut, des produits raffinés et du gaz européen sont repartis à la hausse, faisant de nouveau peser des risques haussiers sur l’inflation. Les anticipations d’inflation fondées sur les marchés ont peu évolué, mais nous continuons de conserver une protection contre l’inflation compte tenu de ces risques.
Devises : gains engrangés sur le JPY ; une approche plus constructive sur les devises émergentes
Sur les devises, nous avons pris nos bénéfices sur notre position longue sur le JPY à la suite de la forte appréciation de la devise provoquée par l’intervention des autorités japonaises.
Nous avons ensuite adopté une position vendeuse sur le JPY face à l’EUR. Selon nous, une appréciation durable du JPY nécessiterait probablement une Banque du Japon plus restrictive, tandis que la croissance en zone euro est restée relativement résiliente.
Nous avons également adopté une approche plus constructive à l’égard des devises émergentes, dans un contexte de données économiques américaines plus moroses qu’attendu. Nous avons renforcé notre position vendeuse sur l’USD, réduit notre exposition au BRL à l’approche de l’élection présidentielle brésilienne et ajouté une position sur le COP.
Crédit : les valorisations restent la contrainte
Nous continuons d’adopter une approche prudente sur le crédit, car les valorisations restent peu attractives et les spreads offrent une compensation limitée en cas de dégradation de la croissance ou du sentiment de risque. Malgré la hausse des prix de l’énergie, la volatilité des obligations d’État et la persistance des incertitudes géopolitiques, les spreads de crédit restent proches de leurs plus bas historiques. Nous estimons donc qu’il est peu intéressant d’accroître globalement le risque de crédit aux niveaux de valorisation actuels.
Performances
En juillet 2026, le fonds a enregistré une performance nette de frais négative, de -1.3 %, contre -1.1 % pour l’indice de référence, soit une sous-performance de 0.2 % sur le mois. Les positionnements sur le crédit, l’inflation et les devises ont contribué favorablement à la performance du fonds, tandis que le positionnement sur les taux a pesé sur la performance relative.
Taux : Le positionnement sur les taux a constitué le principal frein à la performance relative. Les positions longues sur les taux norvégiens (NOK), australiens (AUD) et britanniques (GBP) ont pesé sur la performance, la Banque de Norvège, la RBA et la Banque d’Angleterre ayant toutes adopté un ton plus accommodant qu’anticipé au cours du mois. Cet impact négatif a été partiellement compensé par les gains enregistrés sur les positions vendeuses sur les taux de la zone euro (EUR) et du Japon (JPY). Notre positionnement sur les taux américains a également contribué positivement. Notre exposition en termes de duration a été renforcée au cours de la seconde moitié du mois, les signes de ralentissement du marché du travail et la modération de l’inflation sous-jacente ayant réduit la probabilité d’un nouveau resserrement monétaire de la Fed.
Inflation : La position longue sur l’inflation américaine a également soutenu la performance, la nouvelle escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran ayant ravivé les préoccupations inflationnistes et dominé le sentiment de marché. Le net rebond des prix de l’énergie a conduit les investisseurs à réévaluer les perspectives de politique monétaire.
Devises : Le positionnement sur les devises a également contribué positivement, principalement grâce aux positions longues sur la couronne norvégienne (NOK), le yen japonais (JPY), le réal brésilien (BRL) et le guaraní paraguayen (PYG), ainsi qu’aux positions vendeuses sur le forint hongrois (HUF) et la roupie indonésienne (IDR). Cette contribution positive a été légèrement atténuée par les positions vendeuses sur la livre sterling (GBP) et le yuan chinois offshore (CNH), ainsi que par une position longue sur le peso chilien (CLP).
Crédit : Les positions vendeuses sur le crédit High Yield européen et américain ont contribué positivement, la hausse des rendements des obligations d’État ayant pesé sur les marchés High Yield.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures
Source : Fidelity International, au 31 juillet 2026. *La performance du fonds reflète celle de la part FF Strategic Bond Y-ACC-Euro (couverte), calculée de VL à VL, dividendes réinvestis, nette de frais (des frais courants de 0.79 % par an s’appliquent aux parts Y). La part Y-ACC-Euro (couverte) a été lancée le 8 mars 2011. **La performance de l’indice et la performance relative se basent sur le Strategic Asset Allocation Blend (ICE BofA Q944 Custom Index) jusqu’au 28 avril 2025, puis sur le Bloomberg Global Aggregate Total Return Index (couvert contre le risque de change). Les données de performance sont calculées au point de valorisation officiel du fonds. Veuillez noter que certains chiffres peuvent ne pas correspondre exactement aux totaux indiqués en raison des arrondis. Veuillez également noter que le nom du FF Strategic Bond Fund a été modifié le 19 juillet 2024 (anciennement FF Sustainable Strategic Bond Fund).
Objectif : Le Compartiment cherche à atteindre une croissance du capital au fil du temps et à générer des revenus.
Politique d’investissement : Le fonds investit au moins 70 % de ses actifs dans des titres de créance qui peuvent inclure des titres de créance gouvernementaux, des titres de créance indexés sur l’inflation, des titres de créance de sociétés « Investment Grade » et « below Investment Grade » et des instruments du marché monétaire. Ces investissements peuvent provenir de n’importe où dans le monde, y compris des marchés émergents. Le fonds peut investir dans les actifs suivants selon les pourcentages indiqués : obligations « onshore » chinoises cotées (directement et/ou indirectement) : moins de 30 % (sur une base globale) obligations hybrides et convertibles contingentes (CoCo) : moins de 30 %, avec moins de 20 % dans les CoCo. L’exposition du fonds aux titres fortement dépréciés est limitée à 10 % de ses actifs.
Informations sur les risques
La valeur des investissements et des revenus qui en découlent peut évoluer à la hausse comme à la baisse et le client est susceptible de ne pas récupérer l’intégralité du montant initialement investi. Les fonds n’offrent aucune garantie ou protection relativement à la performance, au capital, à la stabilité de l’actif net ou de la volatilité. Le fonds est soumis à des charges et dépenses. Les charges et dépenses réduisent la croissance potentielle de votre investissement. Cela signifie que vous pourriez ne pas récupérer une partie de votre capital de départ. Les coûts peuvent varier à la hausse ou à la baisse selon les variations des devises et les fluctuations des taux de change. Veuillez noter que certains coûts ne sont pas présentés. De plus amples informations sur les coûts sont disponibles dans le Prospectus. L’investissement promu concerne l’acquisition de parts ou d’actions d’un fonds et non d’un actif sous-jacent spécifique détenu par le fonds.
Obligations : Il est possible que les émetteurs d’obligations ne puissent pas rembourser les fonds qu’ils ont empruntés ou verser les intérêts dus. Le cours des obligations peut chuter quand les taux d’intérêt augmentent. La hausse des taux d’intérêt peut faire baisser la valeur de votre investissement.
Obligations High Yield : Les obligations à haut rendement sont considérées comme des obligations plus risquées. Elles présentent un plus grand risque de défaut qui peut avoir des répercussions négatives sur les revenus et la valeur du capital du fonds qui y investit.
Marchés étrangers : Ce fonds investissant sur des marchés étrangers, la valeur des investissements peut être affectée par l'évolution des taux de change des devises.
Couverture du risque de change : La couverture du risque de change est utilisée afin de réduire substantiellement le risque de perte due à une évolution défavorable des taux de change des positions détenues dans des devises autres que la devise de négociation du fonds. La couverture du risque de change a également pour effet de limiter la possibilité de réaliser des gains de change.
Marchés émergents : Ce fonds investit sur des marchés émergents, lesquels peuvent être plus volatils que d’autres marchés plus développés.
Instruments dérivés : Le fonds peut utiliser de manière accrue et plus compliquée des instruments dérivés, ce qui peut se traduire par un effet de levier. Dans de telles situations, la performance peut augmenter ou baisser de façon plus importante qu’en l’absence d’effet de levier. Le fonds peut être exposé à un risque de perte financière en cas de défaut ultérieur d’une contrepartie utilisée pour des instruments dérivés.
Durabilité : La décision d’investir doit tenir compte de toutes les caractéristiques ou de tous les objectifs du fonds promu, tels qu’ils sont détaillés dans le Prospectus, lorsque ce dernier fait référence aux aspects liés à la durabilité.
Les valeurs citées dans ce document ne constituent pas des recommandations d’achat ou de vente. Elles ne sont données qu’à titre d’illustration
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