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Fin mars 2026, les non-résidents détenaient 57,5 % de la dette négociable de l’État, soit la proportion la plus élevée parmi les pays du G7. Environ la moitié de ces investisseurs étrangers sont établis dans la zone euro.
L’encours de dette négociable a parallèlement atteint un nouveau record : 2.882 milliards d’euros fin juillet, contre 2.602 milliards fin 2024 et 2.430 milliards fin 2023. L’essentiel, soit 2.662 milliards d’euros, prend la forme d’obligations assimilables du Trésor (OAT), auxquelles s’ajoutent 220 milliards de bons du Trésor à court terme.
Du côté des détenteurs français, les établissements de crédit possèdent 10,5 % de cette dette, les compagnies d’assurance 9,5 % et les OPCVM 1,8 %. Environ 21 % sont détenus par d’autres acteurs nationaux, principalement la Banque de France dans le cadre des opérations de la BCE.
La présence étrangère avait culminé à 66,4 % en 2009 avant de diminuer avec les programmes d’achats de la BCE, jusqu’à 47,5 % en 2021. Elle remonte désormais nettement. À titre de comparaison, la détention étrangère atteignait fin 2024 47 % en Allemagne, 34 % en Italie, 27 % aux États-Unis et seulement 13 % au Japon.