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Par Axel Botte, Directeur Stratégie Marchés d’Ostrum Asset Management Les points clés Le secteur immobilier américain ralentit fortement , avec des volumes de ventes comparables à ceux.
Par Axel Botte, Directeur Stratégie Marchés d’Ostrum Asset Management
Le secteur immobilier américain ralentit fortement, avec des volumes de ventes comparables à ceux de la Grande Crise Financière (GCF).
Environ 15 % des promesses de ventes échouent, les acheteurs se retirant souvent pendant la période d’inspection.
Après une forte hausse post-COVID, les prix commencent à baisser, touchant près de la moitié des grandes villes.
La confiance des constructeurs est tombée à des niveaux de récession.
Les taux de vacance locative augmentent, entraînant une baisse significative des loyers.
Cette désinflation immobilière devrait peser sur l’inflation globale américaine.
Les risques de baisse des prix du logement doivent être surveillés, les crises immobilières étant souvent liées à des épisodes de stress financier.
L’indice CoreLogic des prix des maisons a progressé de +146 % depuis les points bas de 2012, mais la tendance s’inverse.
Les ventes de maisons existantes stagnent autour de 4 millions d’unités annualisées depuis 2023, un niveau proche des plus bas de la GFC, malgré 20 millions de ménages supplémentaires aujourd’hui.
Selon Redfin, 14,9 % des promesses de ventes échouent (contre 10 à 12 % avant 2021).
Facteurs : retraits en période d’inspection, incertitude économique, excédent de vendeurs par rapport aux acheteurs.
Les taux d’annulation sont plus élevés dans le sud (Floride, Texas) où l’excédent de construction et la hausse des primes d’assurance pèsent lourdement.
L’indice NAHB est tombé à 32 en juillet (sur 100), contre moins de 10 au plus fort de la crise 2008-09.
Les ventes de nouvelles maisons chutent à 627 000 unités, soit -20 % par rapport au pic de 2021.
Les stocks augmentent : les annonces de revente ont progressé de 25 % en un an.
Les prix des nouvelles maisons baissent de 4 % depuis deux ans.
Les constructeurs subissent désormais la pression de l’offre accrue, la baisse des marges et un risque de détérioration en 2026.
Les taux de vacance locative dépassent de 1,4 point leur niveau post-COVID.
Les nouveaux loyers reculent de 9,3 % sur un an (données Réserve fédérale de Cleveland).
Impact attendu : un ralentissement fort de l’inflation logement dans l’indice des prix à la consommation (CPI) dès 2026, sachant que le logement pèse pour un tiers de l’indice.
Les mises en chantier de logements collectifs ont chuté d’un tiers depuis 2022.
Raisons : conditions de financement restrictives, défauts élevés sur la dette titrisée, coûts de construction (matériaux, main-d’œuvre, réglementations).
Les REITs restent en sous-performance, signalant un rééquilibrage encore lointain.
L’investissement résidentiel représente environ 5 % du PIB américain.
Historiquement, les retournements immobiliers ont souvent déclenché des crises profondes.
Aujourd’hui, le secteur fait face à :
une baisse de la confiance des constructeurs,
une détérioration des prix et loyers,
et un ralentissement marqué des mises en chantier.
L’économie américaine n’est pas en récession, mais le ralentissement du secteur immobilier mérite une vigilance accrue.