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L'analyse hebdomadaire de Fidelity International Si le premier comité de politique monétaire de la Réserve fédérale, fin janvier, était un peu passé sous les radars, celui qui.
L'analyse hebdomadaire de Fidelity International
\n\nSi le premier comité de politique monétaire de la Réserve fédérale, fin janvier, était un peu passé sous les radars, celui qui s'est tenu la semaine passée était sensiblement plus attendu. Pas tant pour savoir ce que la Fed allait faire de ses taux - restés inchangés dans une fourchette de 4,25 à 4,50% - mais plutôt pour connaître son diagnostic sur une économie américaine moins fringante. Or celui-ci est loin d'être arrêté. De toute évidence, il faudra attendre des examens complémentaires. Car "l'incertitude est inhabituellement élevée" de l'autre côté de l'Atlantique, a pudiquement constaté Jerome Powell. Les tergiversations tarifaires du Président ont plongé, depuis quelques semaines, la conjoncture US dans un brouillard conjoncturel tant en termes d'inflation que de croissance. Du reste, attendue essentiellement sur le sujet, l'instance s'est tout de même fendue d'un pronostic qui, s'il n'est pas catastrophique, n'est pas enthousiasmant non plus. Résultat : pour 2025, un taux de chômage revu à la hausse à 4,4% (vs 4,3%), une croissance en ralentissement à 1,7% (vs 2,1%) et une inflation en accélération à 2,7% (vs 2,5%).
\n\nBref, pas de quoi s'inquiéter outre mesure. L'économie américaine n'est pas encore à l'article de la récession... Juste au seuil de la stagflation. Et, sur son réseau Truth Social, Donald Trump a eu beau intimer "Faites ce qu'il faut" au patron de la Fed, ce dernier pourrait aisément lui renvoyer sa tirade. Car plus que les droits de douanes, c'est bien la technique de négociation du "deal maker" qui prête, ici, à confusion. Confirmant que la guerre commerciale aura des effets secondaires inflationnistes, toutefois transitoires, Jerome Powell ne peut qu'appeler son auditoire à prendre son mal en patience. En attendant d'avoir du tangible sur, à peu près, tous les fronts (tarifaire, fiscal, réglementaire, immigration). Bref, tous les sujets sur lesquels est engagé le Président américain. Une condition essentielle avant d'envisager quoi que ce soit en matière de taux, réduisant un peu plus la marge hawkish de cette année.
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