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Les marchés actions résistent, portés par l’IA et l’énergie, mais la tension monte sur les taux, le pétrole et le risque inflationniste. Dans ce contexte incertain, les produits structurés retrouvent des opportunités grâce à la volatilité, à condition de privilégier prudence, robustesse et diversification.
Il y a deux moteurs qui portent aujourd’hui les marchés : les attentes autour de l’intelligence artificielle et le secteur de l’énergie. Une tendance de fond qui reste extrêmement puissante, même dans un contexte aussi tendu. L’inquiétude se situe plutôt sur le marché obligataire. La remontée des prix du pétrole et les tensions autour du détroit d’Ormuz font ressurgir le risque inflationniste et fragilisent certaines chaînes d’approvisionnement stratégiques comme les engrais agricoles. Pour l’instant, la pression reste cantonnée aux taux, mais si la situation perdure, les répercussions finiront par se diffuser à l’ensemble de l’économie.
Les banques centrales sont dans une situation particulièrement délicate. D’un côté, lutter contre l’inflation, donc maintenir des taux élevés. De l’autre, préserver la croissance, ce qui plaiderait plutôt pour un assouplissement. Et désormais, une troisième contrainte s’ajoute : la dette des États. C’est tout le dilemme du successeur de Jerome Powell. Concernant Trump, il apparaît de plus en plus isolé, mais reste très déterminé : sa ligne, c’est empêcher l’Iran d’accéder au nucléaire militaire. Tout le paradoxe, c’est qu’il a été élu sur la promesse de ne pas engager les États-Unis dans un nouveau conflit au Moyen-Orient. Avec le 4 juillet qui approche et les élections de mi-mandat derrière, les Républicains auront du mal à s’en sortir avec une inflation élevée et un pays en guerre.
Les résultats des entreprises restent solides, souvent supérieurs aux attentes. Mais les perspectives sont nettement plus prudentes — beaucoup considèrent que tout dépendra de l’évolution de la situation iranienne d’ici l’été. Les banques, de leur côté, commencent déjà à évoquer une remontée du coût du risque. Aujourd’hui, la pression se concentre sur le marché obligataire. Mais si le pétrole reste durablement élevé, les marchés actions finiront eux aussi par être rattrapés. Les deux prochains mois seront déterminants.
Alors les impacts pour les produits structurés sont multiples. Dans un premier temps sur les produits en cours de vie, plus spécifiquement sur les produits structurés indexés au marché de taux, avec des valeurs liquidatives en souffrance en raison du krach de taux que l’on a vu apparaître ces dernières semaines, et sur les produits actions avec certains secteurs ou certains titres qui ont beaucoup baissé ces dernières semaines et qui vont là aussi impacter les valorisations instantanées des produits en cours de vie. Alors les produits structurés, vous le savez, se nourrissent de volatilité, et dans des contextes agités comme on connaît actuellement, il y a des opportunités.
Premièrement sur les marchés de taux, avec des possibilités de créer notamment des produits à taux fixe, puisqu’on a vu des taux disant remonter au-delà de 3 %. Sur les produits actions, lorsqu’on a de la volatilité, la prime de risque augmente, donc ça veut dire des produits un peu plus agressifs en termes de couple rendement-risque, et donc des opportunités pour lancer de nouvelles stratégies dans le contexte actuel. Alors deux familles de produits dans le contexte actuel, premièrement le traditionnel produit Phoenix, qui est un produit qui connaît toujours un certain succès dans des phases d’agitation et de volatilité comme on connaît actuellement, puisqu’il permet de détacher un coupon de manière périodique, même en cas de baisse du sous-jacent.
Alors on le fait sur des indices, sur des titres, et plus spécifiquement sur des indices en 2026. Mais aussi l’Athena avec effet tempo Strike Mean, qui permet d’optimiser le point d’entrée sur une durée assez longue et qui permet aux investisseurs de bénéficier d’une optimisation du point d’entrée dans le contexte agité que l’on connaît actuellement sur les marchés.
Alors les fameux mots habituels, mais principalement la prudence dans le contexte actuel, privilégier les formules les plus robustes possibles dans la fabrication des produits, et diversification, essayer de diversifier au maximum les moteurs de performance, et principalement bien entendu sur des stratégies indicielles, sectorielles ou diversifiées.