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L’entrée en vigueur du règlement européen MiCA, le 1er juillet, bouleverse l’activité des conseillers en gestion de patrimoine (CGP) spécialisés dans les cryptoactifs. Désormais, le conseil en investissement sur les cryptomonnaies est réservé aux prestataires de services sur cryptoactifs (PSCA), un agrément jugé trop coûteux et contraignant pour la majorité des cabinets indépendants.
Plusieurs professionnels ont ainsi renoncé à poursuivre cette activité. Les exigences imposées par MiCA (fonds propres, audits de cybersécurité, ségrégation des actifs ou encore procédures de conformité) représentent un investissement difficilement supportable pour de petites structures.
Cette situation intervient alors que l’intérêt des épargnants pour les actifs numériques continue de progresser. Selon l’Adan, environ 11 % des Français détiennent déjà des cryptomonnaies et la demande de conseil ne cesse de croître. Les professionnels craignent qu’en l’absence d’accompagnement, les investisseurs se tournent vers des sources d’information peu fiables.
En attendant une éventuelle évolution réglementaire, la Chambre nationale des conseillers en gestion de patrimoine recommande la plus grande prudence. Les CGP sont invités à ne formuler aucun conseil sur les cryptoactifs et à orienter leurs clients vers les plateformes disposant de l’agrément MiCA, sous peine de sortir du cadre réglementaire actuellement en vigueur.