Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
Allocation mensuelle Octobre : en attendant Trump et Powell Quand tout va bien, tout va mal : des statistiques américaines meilleures que prévues, conjuguées à une perspective de.
Allocation mensuelle
Octobre : en attendant Trump et Powell
Quand tout va bien, tout va mal : des statistiques américaines meilleures que prévues, conjuguées à une perspective de victoire de Donald Trump, se sont soldées par un mouvement de prise de profits sur les marchés actions fin octobre, les investisseurs craignant que cela porte un coup de frein aux tant attendues baisses de taux de la Réserve fédérale.
Résultat, les taux ont fortement rebondi et les marchés obligataires ont plongé, les obligations mondiales enregistrent leur pire performance mensuelle depuis deux ans.
Pour retrouver un tel repli, il faut remonter à 2022, lorsque la Fed avait annoncé une hausse de taux de 75 points de base1 pour contrer une inflation galopante.
Ainsi en octobre, les bons du Trésor américains ont lâché 2,5 %1, correspondant à une hausse de 50 bp1 sur le taux 10 ans environ.
Les investisseurs anticipent désormais un taux directeur terminal autour de 3,5 %1 pour la Fed2.
Un mois auparavant, ils tablaient encore sur un taux de 2,9 %1 et ont ainsi effacé plus de 2 baisses potentielles en quelques semaines.
La probabilité de voir Trump et son parti remporter la présidence et les deux chambres n'a cessé de croître jusqu'à l'élection, entrainant une hausse des niveaux d'inflation implicites anticipés par le marché.
La politique tarifaire, migratoire et de soutien à l'économie des républicains est en effet considérée comme plus inflationniste que celle des démocrates.
Dans le même temps la croissance du PIB3 américain au T3 est restée solide à 2,8%1 en rythme annualisé, tirée par une forte demande intérieure.
Le marché du travail a surpris positivement, le dernier rapport sur l'emploi de début octobre affichant un faible taux de chômage à 4,05%1 et une accélération notable de la masse salariale en septembre, à 220 000 créations d'emploi.
Aussi la confiance des consommateurs a-t-elle fortement augmenté selon l'indice Conference Board et le mouvement de désinflation semble marquer une pause avec un indice core CPI4 à 3,3%1.
[Lire la suite]( https://www.im.natixis.com/fr-fr/insights/macro-views/2024/mirova-monthly-market-review-november-2024)