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Allocation mensuelle Résilience US sur fonds de surprise chinoise En l’espace d’un mois, les marchés nous ont donné l’impression de traverser un cycle complet tant la.
Allocation mensuelle
\n\nRésilience US sur fonds de surprise chinoise
\n\nEn l’espace d’un mois, les marchés nous ont donné l’impression de traverser un cycle complet tant la perception des investisseurs a évolué sur la période, passant d’un extrême à l’autre. Septembre a démarré sous de mauvais auspices, avant une fin de mois en net rebond. Le S&P 500 1 gagne ainsi 2%2, signant le meilleur mois de septembre en cinq ans, l’indice obligataire mondial prend 1,7 %2, portés notamment par des Bons du Trésor américains en hausse de 1,2 %2, soit une cinquième progression mensuelle consécutive, une première depuis 2010.
\n\nTraditionnellement, septembre est difficile sur les marchés et celui de 2024 ne semblait pas faire exception. Des publications très décevantes en provenance de la zone euro ont plombé le moral des investisseurs, avec un indice PMI3 manufacturier toujours en zone de contraction à 45,82 points, lesté par une composante nouvelles commandes en baisse, ou des annonces de réduction d’effectifs, notamment en Allemagne avec le cas Volkswagen. Globalement la confiance du monde des affaires continue de s’éroder. Côté français, les craintes portent sur le déficit, qui devrait dépasser 6 %2. Le spread4 10 ans entre la France et l’Allemagne a ainsi atteint 802 points de base en cours de mois, malgré les difficultés de cette dernière. Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, le spread français a d’ailleurs pris 352 points de base face à l’Allemagne et à la Grèce ; 25 face à l’Espagne. La France emprunte désormais aux mêmes conditions que l’Espagne et plus cher que ne le fait le Portugal.
\n\nLe rallye haussier des actifs risqués doit donc se chercher en dehors de la zone euro, et plus précisément aux Etats-Unis et en Chine. Outre-Atlantique, la baisse de taux de la Réserve fédérale a un peu surpris par son ampleur, 502 points de base, mais l’institution a réussi dans le même temps à envoyer des signaux positifs concernant la santé de l’économie américaine. La décision a été prise à la quasi-unanimité par les membres du bureau des gouverneurs, notamment pour contrer une éventuelle décélération du marché de l’emploi. Mais la Fed5 a insisté sur l’aspect préventif de sa décision, indiquant agir par anticipation et non par réaction, de nature à consolider le scénario de soft landing 6et écarter tout risque de récession. A ce sujet, le chiffre des créations d’emplois, 140 0002, sorti en septembre au titre du mois d’aôut, a rassuré après le stress de cet été. Confirmé par la suite par le chiffre d’octobre, nettement au dessus des attentes (cf perspectives macro ci-dessous). A cela s’ajoute une inflation toujours déclinante, qui se dirige graduellement vers la cible de 2 %2 en ligne avec les objectifs de la Fed. La confiance des consommateurs se maintient, tandis que l’affrontement politique semble tourner en faveur de Kamala Harris. En tête des sondages dans une majorité de swing states 7 et à l’échelle nationale, sa victoire pourrait avoir un effet limité sur l’inflation, contrairement à celle de son adversaire.
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