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Après Fitch et S&P, l’agence Moody’s a livré vendredi soir un verdict moins sévère : la France conserve sa note Aa3, mais avec néanmoins une perspective négative.
Après Fitch et S&P, l’agence Moody’s a livré vendredi soir un verdict moins sévère : la France conserve sa note Aa3, mais avec néanmoins une perspective négative. Ce sursis s’accompagne d’un avertissement clair : la dérive budgétaire et le blocage politique pourraient bientôt lui coûter son dernier « double A ».
Moody’s souligne que « l’instabilité politique risque d’entraver la capacité du gouvernement à affronter des défis essentiels », notamment le déficit élevé, la hausse des coûts d’emprunt et le fardeau croissant de la dette. L’agence évoque également un risque de retour en arrière sur la réforme des retraites de 2023, dont la suspension prolongée « affecterait la croissance en réduisant l’offre de travail ».
Si la décision ne devrait pas provoquer de tension immédiate sur les marchés, elle accroît la pression sur le gouvernement Lecornu II, qui défend actuellement son budget 2026. Ce dernier vise un déficit à 4,7 % du PIB, avant un retour sous les 3 % en 2029, une trajectoire jugée incertaine.
Dans un contexte de hausse rapide de la charge d’intérêts, Roland Lescure appelle les députés à la lucidité : « Quand l’État emprunte plus cher, c’est toute l’économie française qui en paie le prix. »