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Par Xavier Chapon, Directeur de la gestion cotée et non cotée chez Arkéa Asset Management Une économie mondiale résiliente malgré des signaux faibles Malgré quelques signes de.
Par Xavier Chapon, Directeur de la gestion cotée et non cotée chez Arkéa Asset Management
Malgré quelques signes de ralentissement économique, notamment les créations d’emplois aux États-Unis revues nettement à la baisse en juillet, l’économie mondiale n’a pas connu de choc cet été.
Ce contexte a permis aux marchés de conserver une vision optimiste depuis la désescalade des tensions commerciales entre les États-Unis et le reste du monde.
Marchés actions : +4,1 % pour le S&P500, +0,9 % pour l’Eurostoxx 50 en juillet et août
Obligations d’entreprises : rendements en baisse face aux obligations d’État
Thématiques en soutien : dynamisme de l’intelligence artificielle, pentification des courbes profitant aux valeurs bancaires
La question demeure : cette tendance peut-elle se maintenir à l’automne, période historiquement plus volatile pour les actifs risqués ?
Le niveau des taux longs pour les pays occidentaux sera un élément déterminant, dans un contexte de :
Déficits budgétaires trop élevés
Remise en cause de l’indépendance de la Fed et pressions baissières sur les taux directeurs
Instabilité gouvernementale probable en France (vote de confiance le 8 septembre)
Relance budgétaire allemande et réforme des fonds de pension néerlandais
La France se distingue par un déficit budgétaire persistant, malgré le retour de la croissance post-Covid. La pression des marchés devrait donc se maintenir.
En Allemagne, les taux seront tiraillés entre les espoirs de relance (haussier) et la désinflation en zone euro (baissier).
États-Unis : droits de douane entraînant un impact temporaire sur les prix des biens
Zone euro : inflation freinée par le ralentissement salarial, la hausse de l’euro, des prix du pétrole modérés et la redirection des exportations chinoises vers d’autres marchés que les USA
Le marché n’anticipe pas de baisse des taux de la BCE d’ici fin 2025. Toutefois, une croissance poussive et une inflation qui se rapproche progressivement des 2 % pourraient inciter la BCE à revoir sa position dans les prochains mois.
La divergence entre Fed et BCE devrait maintenir une pression baissière sur le dollar.
Cependant, les déboires budgétaires français pourraient introduire de la volatilité sur l’euro.