Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
L'analyse hebdomadaire de Fidelity International en date du 30 juin 2025. Comme à l'armée, tout le monde - ou presque - a fini par rentrer dans le rang.
L'analyse hebdomadaire de Fidelity International en date du 30 juin 2025.
\n\nComme à l'armée, tout le monde - ou presque - a fini par rentrer dans le rang. Dans un claquement de botte sec et synchronisé, les membres de l'OTAN - à l'exception de l'Espagne - se sont donc mis au garde-à-vous budgétaire, la semaine dernière à La Haye. "Daddy" Trump - pour reprendre le trait d'humour servile et malaisant de Mark Rutte, le secrétaire général de l'Organisation - est donc parvenu à ses fins. Ses alliés se sont engagés à en faire un gros poil plus en termes de défense pour l'Alliance. Dans les dix ans à venir, ils devront porter leur effort à 5% de leur PIB. Dans le détail, ce n'est pas exactement ça : 3,5% y seront effectivement consacrés tandis que le solde (1,5%) sera affecté à des dépenses "annexes" - autant dire tout et n'importe quoi… Mais peu importe. Après tout, OTAN en emporte le vent, serait-on tenté de se dire. Les promesses budgétaires, a fortiori en Europe et surtout à l'horizon 2035, n'engagent que ceux qui y croient. Et d'ici là, Donald Trump sera retiré des affaires du monde. Alors, cela ne coûte rien de le caresser dans le sens de la mèche. Surtout si cela peut éviter des représailles commerciales.
\n\nMais si le principal intéressé n'a pas manqué de s'attribuer tout le mérite de ce deal, avec son habituelle emphase, les européens ne l'avaient, en vérité, pas attendu pour franchir le pas du "quoi qu'il en coûte" militaire. L'annonce, début mars, d'un plan de 800 milliards d'euros par Bruxelles pour réarmer l'Europe s'inscrivait déjà dans ce sens. Mardi dernier, le feu vert du gouvernement allemand à un maous endettement de 850 milliards d'euros d'ici à 2029 pour financer sa croissance et sa défense, aussi. Une mobilisation générale du Vieux continent déjà connue qui, à la faveur d'un vent spéculatif, n'a pas tardé à donner de l'altitude boursière au secteur (voir graphique). Depuis le début de l'année, des titres comme Rheinmetall (+ 183%), Leonardo (+ 80%) ou Thales (+ 78%) contemplent les marchés de plus en plus de haut. Difficile donc de profiter de l'aubaine boursière. D'autant que le secteur compte surtout des petits acteurs - souvent non cotés. Plus que les 3,5%, c'est donc sur les 1,5% (police, sécurité, infrastructures et tout le reste) qu'il faut peut-être se concentrer pour jouer la thématique sur les marchés.
\n\n\n