Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
Beaucoup d’épargnants se sont rués sur les fonds monétaires depuis 2023 afin de profiter des taux élevés.
Beaucoup d’épargnants se sont rués sur les fonds monétaires depuis 2023 afin de profiter des taux élevés. Mais les actions restent une classe d’actifs à ne surtout pas négliger alors que se profile la baisse des taux de la Banque Centrale Européenne.
\n\n\nDu fait des taux élevés, les fonds monétaires sont incontournables à court terme. Les épargnants l’ont parfaitement compris. Mais ce serait une erreur de rester à l’écart des actions à long terme. On vous explique pourquoi.
\n\nDepuis 2023, les fonds monétaires sont la coqueluche des épargnants. Ils peuvent prendre trois formes principales : OPCVM monétaire (organisme de placement collectif en valeurs mobilières), Sicav monétaire (société d’investissement à capital variable) ou FCP (fonds commun de placement) monétaire. Tous peuvent être intégrés au sein d’une assurance-vie ou d’un PER. Ils sont une spécificité qui fait leur attrait actuel : leur rendement est corrélé aux taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE). Concrètement, en investissant aujourd’hui, il est possible d’obtenir un rendement de l’ordre de 4% - ce qui correspond au taux de dépôt de la BCE. N’importe qui de rationnel en profiterait. D’ailleurs, les épargnants français ne s’y sont pas trompés et ils ont massivement investi dans les fonds monétaires depuis 2023.
\n
\nMalheureusement, toute bonne chose a une fin. Maintenant que la bataille contre l’inflation élevée est presque gagnée en zone euro, la BCE va baisser ses taux, probablement dès le mois de juin. Ce sera progressif mais cela devrait significativement réduire l’intérêt d’investir dans des fonds monétaires. Il faut s’attendre à ce qu’on ait une rotation des fonds monétaires vers d’autres supports de placement plus rémunérateurs en principe. C’est là qu’il faut s’intéresser de plus près aux actions.
« Oui, me direz-vous. Mais c’est cher. Les marchés boursiers ressemblent à s’y méprendre à la période de la bulle internet ». Combien de fois n’avons-nous pas entendu cela depuis le début d’année ?
\n\nIl y a deux différences majeures par rapport à la fin des années 1990.
\n\nQuel pourrait être le grain de sable qui casse cette belle mécanique porteuse pour les marchés financiers ?
\nLe principal, c’est que le législateur américain décide de voter des lois anti-trust ciblant spécifiquement les valeurs technologiques et Nvidia. Cela arrivera tôt ou tard…mais probablement pas avant plusieurs années. Ni les démocrates, ni les républicains n’évoquent cette possibilité, certainement parce que les États-Unis sont engagés dans une compétition technologique avec la Chine. On voit mal Washington se faire hara-kiri.
\n
\nIl est donc probable que la dynamique boursière liée à l’intelligence artificielle et à Nvidia, qui est quasiment une entreprise systémique en bourse, se poursuive dans les mois et les années à venir. Il y aura évidemment des phases de respiration du marché. C’est le fonctionnement habituel de la bourse. C’est sain. Cela permet aux épargnants qui ont raté le rallye en cours de trouver des points d’entrée.
II y a un autre élément qui permet d’être confiant pour les actions à moyen terme. Avec la baisse des taux par les banques centrales qui va être enclenché dans deux mois, une partie du cash qui est actuellement placé dans le monétaire va aller vers les actions à la recherche de rendements plus élevés. Cela va constituer un coussin de sécurité pour le marché des actions dès la deuxième partie de l’année. On avait déjà eu un aperçu de cette rotation lorsque le taux à 10 ans américain est passé sous 4% en décembre 2023. Cela avait boosté l’appétit pour les actions. Difficile, dans ces conditions, d’être pessimiste pour la bourse en 2024.
\n