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L'or enregistre sa pire baisse hebdomadaire depuis les années 1980, perdant près de 20 % depuis le début du conflit en Iran. Hausse des taux, appréciation du dollar et ventes forcées pour couvrir des appels de marge expliquent ce paradoxe pour l'actif refuge par excellence.
L’or traverse une phase de correction spectaculaire, enregistrant sa pire baisse hebdomadaire depuis les années 1980. Depuis le début du conflit en Iran, le métal précieux a perdu près de 20 %, un mouvement qui peut sembler paradoxal pour un actif traditionnellement considéré comme une valeur refuge.
En réalité, plusieurs facteurs macroéconomiques expliquent ce décrochage. D’abord, la flambée des prix de l’énergie alimente les anticipations d’inflation, ce qui pousse les marchés à revoir à la hausse les perspectives de taux d’intérêt. Or, des taux plus élevés pénalisent directement l’or, qui ne génère aucun rendement.
Dans le même temps, le dollar s’est fortement apprécié. Comme l’or est libellé en devise américaine, cette hausse réduit son attractivité pour les investisseurs internationaux. Ce double effet (taux en hausse et dollar fort) crée un environnement défavorable au métal jaune.
À ces éléments s’ajoutent des facteurs techniques. En période de stress, les investisseurs vendent parfois leurs positions en or pour générer des liquidités et répondre à des appels de marge sur d’autres actifs. Sa forte liquidité en fait une source de financement immédiate.
Enfin, certains évoquent des ventes potentielles de banques centrales, accentuant la pression. Résultat : l’or apparaît aujourd’hui moins comme un refuge immédiat que comme un actif sensible aux conditions financières globales.