Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
Chaque mois de janvier débute par un déluge de notes prospectives et de prévisions de marché pour l’année à venir.
Chaque mois de janvier débute par un déluge de notes prospectives et de prévisions de marché pour l’année à venir. Les questions ont un air de déjà-vu : peut-on parler d’un tournant économique ? Allons-nous assister à une hausse ou à une baisse des marchés ? Quand les banques centrales commenceront-elles à baisser leurs taux en 2024 ? Les conditions de liquidité vont-elles s’améliorer ou empirer ?
\n
\nÀ mesure que l’année avance, de nombreux investisseurs entendront certains dictons courants sur les marchés financiers, tels que « sell in May and go away » (vendre en mai et s’en aller) issus d’une idée fantaisiste selon laquelle il vaudrait mieux éviter les marchés boursiers et de détenir des liquidités pendant les mois d’été. Derrière ces questions familières et ces vieux adages se cache l’idée du « market timing », une approche de l’investissement qui tente de saisir le moment où les prix des actifs changent de direction.
\n
\nEn théorie, cela peut sembler une approche sensée de l’investissement. Toutefois, se concentrer sur le « market timing » est une stratégie d’investissement extrêmement controversée. Par ailleurs, ses plus fervents détracteurs diraient même qu’il ne s’agit pas du tout d’une stratégie, mais plutôt d’un énorme pari.
\n
\nCharlie Munger, vice-président de Berkshire Hathaway et associé incontournable de Warren Buffett, nous a quittés en novembre dernier, peu avant son 100e anniversaire, mais ses nombreuses observations et commentaires incisifs resteront dans les mémoires pendant des années. L’un d’entre eux est particulièrement pertinent concernant le problème du market timing : « Le monde est rempli de parieurs intrépides, et ils n’obtiendront jamais d’aussi bons résultats que les investisseurs patients.1 »