Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
La Maison-Blanche étudie la possibilité d’introduire un prêt immobilier sur 50 ans afin de répondre à la crise d’accessibilité au logement.
La Maison-Blanche étudie la possibilité d’introduire un prêt immobilier sur 50 ans afin de répondre à la crise d’accessibilité au logement. L’idée, défendue par la Federal Housing Finance Agency, viserait à réduire les mensualités pour les acheteurs.
Concrètement, sur un logement moyen de 415.200 dollars, un crédit sur 50 ans ferait passer la mensualité d’environ 2.288 à 2.022 dollars. Mais les économistes jugent la mesure largement insuffisante, voire contre-productive.
En effet, si les mensualités baissent légèrement, le coût total explose : un emprunteur paierait près de 400.000 dollars d’intérêts supplémentaires par rapport à un crédit sur 30 ans. Le capital se constituerait beaucoup plus lentement : il faudrait environ 30 ans pour atteindre 100.000 dollars de remboursement effectif, contre 12 ans dans un schéma classique. Ce rallongement pourrait même alimenter l’inflation immobilière, en facilitant l’accès au marché sans résoudre la pénurie d’offres.
S’ajoutent d’autres limites : l’âge moyen d’un primo-accédant (40 ans) rend difficile la signature d’un prêt qui se termine à… 90 ans, bien au-delà de l’espérance de vie américaine. Les précédents historiques (prêts automobiles rallongés, dettes étudiantes étirées) montrent aussi que ces pratiques n’ont pas amélioré l’accessibilité.