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Arkéa Asset Management analyse la prudence des banques centrales face à un risque énergétique durablement élevé. Entre inflation persistante, ralentissement économique et tensions géopolitiques, les marchés avancent avec précaution.
Entre inflation persistante, ralentissement économique et tensions géopolitiques, banques centrales et marchés avancent avec prudence face à un risque énergétique durablement élevé. Décryptage des signaux récents et de leurs implications.
Le point hebdo d'Arkéa Asset Management daté du 25 mars 2026
La Fed maintient ses taux (3,50-3,75%) et adopte un ton prudent face au choc énergétique. Le message clé (« we just don't know ») traduit l'inconfort à évaluer à ce jour l'impact sur l'inflation et l'activité. Le biais accommodant reste majoritairement dans les anticipations pour 2026/2027avec un rythme sans doute moindre qu'anticipé.
Légère accélération des prix à la production (PPI) sur février (+3,4% en g.a.) au-dessus des attentes (2,9%). Le PPI hors énergie et alimentation remonte fortement, à 3,9%, soit son plus haut niveau depuis janvier 2025.
La croissance de l'économie américaine au 4e trimestre a été revue à 0,7% (au lieu de 1,4%), en raison d'une moindre contribution de la consommation.
Les créations d'emplois dans le privé restent modestes (9 000 par semaine selon ADP), tandis que les ouvertures de postes demeurent élevées (6,946 millions en janvier). Le ratio de postes ouverts par chômeur s'établit à 0,94.
Les promesses de vente de logements restent proches de leurs plus bas niveaux depuis 2001, signe d'un marché toujours atone.
Les taux sont maintenus. La Banque centrale a relevé nettement sa projection d'inflation pour 2026, abaissé sa prévision de croissance et publié trois scénarios (référence, adverse, sévère) pour mesurer l'impact d'un choc énergétique prolongé.
Les anticipations pour la croissance économique (ZEW) publiées pour la Zone Euro reculent fortement en mars à -8,5 (plus bas depuis avril 2025) sur fond de guerre au Moyen-Orient.
La production allemande baisse de 1,5% en janvier (après -0,6% en décembre), une grande partie du recul venant du pharmaceutique, un secteur actuellement plus volatil que d'autres secteurs.
Production industrielle : La production industrielle progresse de 6,3% sur un an (en janvier-février), portée par les expéditions. Les ventes au détail augmentent de 2,8% sur les deux premiers mois et l'investissement en actifs fixes rebondit de 1,8% après la contraction de 2025.
Commerce extérieur : La balance commerciale est en déficit en février (-374 Mds JPY), principalement à cause de la hausse de la facture d'importations (+9,8% sur un an, 4e mois de hausse). Les exportations restent solides, mais se normalisent après le pic de janvier lié au Nouvel An lunaire.
Enquête Tankan : Le moral des entreprises demeure bien orienté. L'industrie atteint son plus haut niveau depuis décembre 2021 et les services restent sur des niveaux élevés.
Tourisme : Environ 3,5 millions d'arrivées en février. Le recul des touristes chinois est compensé par de fortes hausses en provenance d'autres pays d'Asie (Corée du Sud, Taïwan).
Banque du Japon : Statu quo à 0,75% (8 votes contre une augmentation des taux de 25 points de base, 1 pour).
L'attaque des champs gaziers de Ras Laffan (Qatar), combinée à la réduction des flux via le détroit d'Ormuz et aux dommages sur les terminaux de liquéfaction (17% de la capacité d’exportation de GNL du Qatar affectée, pour des réparations estimées d'ici 3-5 ans), a pesé sur les actions. Ces perturbations ravivent la crainte d'une inflation plus élevée via la hausse des coûts de l'énergie (carburants, électricité), avec un risque de diffusion aux prix des transports et des biens.
Les taux d'intérêt remontent, surtout sur les échéances courtes et intermédiaires, ce qui aplatit les courbes (les taux courts montent plus vite que les longs). Le mouvement tient au report des baisses de taux et à une prime de risque liée à l'énergie. En Zone Euro, le 10 ans allemand progresse et les écarts avec l'Espagne, la France et surtout l'Italie se creusent.
L'escalade au Moyen-Orient et la paralysie du détroit d’Ormuz entretiennent une forte prime de risque. Plusieurs producteurs du Golfe réduisent temporairement leur extraction pour éviter la saturation des stocks. Le Brent évolue sur un niveau de prix élevé, avec une prime comparativement au prix du WTI, reflet d'un marché américain moins exposé aux blocages. La tension sur le GNL qatari pousse aussi les prix du gaz en Europe.
L'or recule nettement sur la semaine, sous l'effet d'un dollar plus fort et d'une politique monétaire attendue moins accommodante.