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Hebdo Alors que notre hebdo entamera ce vendredi sa douzième trêve estivale depuis sa création, nous vous proposerons - comme à l’accoutumé - un bref bilan de ce premier semestre.
Hebdo
\n\nAlors que notre hebdo entamera ce vendredi sa douzième trêve estivale depuis sa création, nous vous proposerons - comme à l’accoutumé - un bref bilan de ce premier semestre avant d’évoquer quelques lignes directrices pour nos investissements obligataires pour la seconde partie de cette année ; lignes que nous approfondirons lors de notre présentation de rentrée le 12 septembre 2024 : je souhaite m’inscrire.
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Nous mettions en garde fin décembre quant au niveau presque absurde des taux souverains longs et de la pente très inversée – éléments qui correspondait à un consensus de marché de 6 à 7 baisses de taux directeurs en Eurozone - alors que la BCE restait extrêmement prudente et que les données économiques d’inflation et de croissance résistaient. Il n’a fallu que quelques semaines pour que cette aberration se corrige et, comme en 2023, les obligations souveraines et les plus "sécurisées" ont, sur le premier semestre, réalisé les moins bonnes performances, beaucoup restant en territoire négatif. A l'autre bout du spectre, ce sont les subordonnées financières, en particulier la catégorie des AT1/Cocos qui réalise ce semestre la meilleure performance pour deux raisons :
\n\nLe positionnement idéal pour ce premier semestre était donc de conserver une duration taux relativement courte et une duration crédit intermédiaire, tout en choisissant plutôt les catégories obligataires les plus rémunératrices en termes de crédit, c'est à dire les plus risquées, la prime de portage permettant d'absorber une grande partie de la volatilité.
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\nLe contexte pourrait évoluer dans les mois à venir pour plusieurs raisons :
La combinaison de ces trois facteurs pourrait bien modifier, voire inverser les tendances observées depuis plusieurs mois et nous opérons, depuis quelques semaines, des modifications significatives d'allocation que nous expliciterons plus en détail lors de notre présentation de rentrée :
\n\nDu côté du crédit, le premier semestre 2024 a connu quelques défauts et évènements mais on ne peut pas tout à faire croire ou affirmer qu'ils étaient imprévus, entre Altice, dont les prix de certaines obligations traitaient déjà depuis plusieurs mois sur des prix de restructuration, ou Atos qui luttait pour sa survie depuis 2023...
\n\nSur l'immobilier, si 2022 et 2023 avaient embarqué quasiment tout le secteur dans des écartements de spreads majeurs voire des niveaux distressed, les quelques mois qui ont passé ont permis de distinguer les entreprises et on a pu observer, notamment chez certains émetteurs, allemands ou nordiques, quelques retours à meilleure fortune sur lesquels nous n'aurions pas parié. Quatre facteurs récurrents permettent à ces foncières de surpasser ces phases de grande difficulté et nous nous souviendrons à ce propos de Gecina, durant la fin des années 2000, qui avait dû faire face à la défiance des agences et des investisseurs du fait de sa structure actionnariale, voyant son taux d'emprunt atteindre 6% à 8% sur le marché secondaire, et avait pu s'en sortir haut la main grâce à la qualité de ses actifs et à son statut SIIC. Ces trois facteurs sont :
\n\nUn autre secteur a marqué le premier semestre par son risque important de défaut : le recouvrement de créances. Traditionnellement présent dans les indices high yield parce qu'empruntant sur les marchés pour acquérir à bas prix des portefeuilles de créances douteuses, ce secteur s'est retrouvé dans un effet ciseaux funeste, entre hausse du coût de financement, révision des perspectives de recouvrement des portefeuilles existants et manque de portefeuilles à acquérir auprès des banques, très prudentes sur les prêts depuis plusieurs années... Si certaines entreprises comme Intrum ont déjà annoncé des négociations avec leurs créanciers obligataires, d'autres devraient suivre et nous resterons totalement à l'écart de ce secteur pour les mois à venir, les valeurs de recouvrement pouvant être extrêmement faibles.
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\nPour le reste, les évènements de crédit devraient être plus sporadiques et au cas par cas et nous considérons toujours qu'il est plus probable d'observer, dans les mois et années à venir, beaucoup plus de dégradations de notations sur des entreprises dites de qualité, c'est à dire autour de BBB, que de défauts et restructurations. Et bien que les défauts effraient plus les investisseurs et puissent être beaucoup plus mal considérés que de simples dégradations de notes, ce sont bel et bien ces dernières, plus nombreuses et concernant des émetteurs plus importants, qui pourraient impacter beaucoup plus significativement les performances et la volatilité et nous suggérons une grande vigilance à certains secteurs comme les concessions d'autoroutes, l'énergie, les utilities, voire la grande distribution, autant de secteurs dont l'endettement est traditionnellement élevé mais compensé par une activité très peu cyclique. Si la plupart avait pris de l'avance sur les refinancements et n'a pas encore eu à supporter de hausse massive des coûts d'emprunts dans ses comptes de résultat, ceci devrait s'observer dans les mois et années à venir et peser à moyen terme sur les cash-flows et la qualité du bilan... Notons aussi que ces entreprises, très liées à la consommation courante et au pouvoir d'achat, sujet clé dans les débats politiques de nombreux pays - dont la France... - pourraient être mises à contribution directement ou indirectement, ce qui s'ajouterait au sujet du coût d'emprunt...
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\nNous serons très heureux de vous retrouver à la rentrée (inscription ici) pour détailler tous ces sujets et notre manière de les mettre à profit dans nos portefeuilles pour tirer le meilleur parti d'un portage obligataire toujours attractif et permettant de rémunérer correctement et sereinement sa trésorerie ou son patrimoine.
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\nToute l'équipe d'Octo AM vous souhaite un excellent été!