Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
L'analyse hebdomadaire de Fidelity International en date du 26 mai 2025. La semaine dernière, il y avait comme de l'électricité dans l'air sur le marché obligataire.
L'analyse hebdomadaire de Fidelity International en date du 26 mai 2025.
\n\nLa semaine dernière, il y avait comme de l'électricité dans l'air sur le marché obligataire. Et, cette fois, le président américain n'y était pour rien. C'est, en effet, la dette nippone qui était dans l'œil du typhon. Mardi, à la criée, les investisseurs nationaux n'ont semble-t-il pas trouvé très fraîche une adjudication d'obligations d'État à 20 ans. Mais alors que la Banque du Japon (BoJ), elle-même, ralentit ses achats de titres souverains pour réduire son bilan, cet épisode témoigne de l'absence de relais de demande sur le marché. Outre un risque de liquidités induit, ce flop obligataire illustre surtout l'incrédulité croissante des investisseurs sur la santé financière et économique de l'archipel. Dette à plus de 240% du PIB, serrage de vis monétaire pour juguler une inflation à 3,5% (avril) et PIB en contraction au premier trimestre (-0,7%) ne leur donnent pas tort... De quoi provoquer un effondrement de la demande et une brusque verticalité du rendement sur le 30 ans japonais à un record historique.
\n\nQue le Japon se rassure, aujourd'hui, il n'y a pas que sa dette qui passe pour avariée. Celle des pays développés, en général, est désormais sous pression eu égard à un niveau d'endettement croissant sans contrepartie d'assainissement budgétaire. A fortiori lorsque leur horizon de croissance est menacé par une guerre commerciale. Mais, au-delà de l'archipel, le coup de stress nippon agite aussi le risque d'un effet en chaîne. L'envolée des rendements et la normalisation monétaire de la BoJ sont aussi de nature à dénouer le carry trade sur le yen. Une stratégie qui consiste à emprunter de la devise nippone à rien pour aller investir sur des actifs lucratifs et peut, le cas échéant - comme l'été dernier -, virer au scary trade en les revendant à la hâte. Un séisme dont les répliques peuvent se faire sentir sur les marchés mondiaux. Notamment l'obligataire américain déjà sous pression de la perte du "AAA" des États-Unis et du vote - étriqué -, jeudi, d'un budget qui devrait encore alourdir une dette américaine qui pèse déjà le poids d'un titanosaure mort (36.200 milliards de dollars). Rien d'étonnant donc à voir, par la concomitance de ces évènements, le 30 ans de l'Oncle Sam grimper, la semaine dernière, au-dessus des 5%.
\n\n\n