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Après deux ans de crise de confiance, les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) reprennent des couleurs.
Après deux ans de crise de confiance, les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) reprennent des couleurs. Longtemps dénigrées à cause de la chute du marché des bureaux, elles démontrent aujourd’hui leur résilience et leur capacité d’adaptation.
Le « bashing » du secteur, souvent excessif, a surtout visé les SCPI fortement exposées à l’immobilier de bureaux en Île-de-France, alors qu’une majorité de véhicules s’appuient sur des portefeuilles diversifiés : commerces, hôtels, logistique ou logements, en France comme à l’international.
Cette diversification a permis d’amortir le choc et de maintenir une performance honorable, tandis que les difficultés de liquidité ont surtout concerné les SCPI les plus concentrées.
La diversification géographique apparaît d’ailleurs comme le meilleur rempart contre la volatilité du marché. Selon les données de l’ASPIM et de l’IEIF, une SCPI européenne affiche un taux de rendement interne moyen de 4,35 %, contre 2,36 % pour une SCPI française, grâce notamment à des régimes fiscaux plus favorables et à la répartition des risques sur plusieurs marchés.
La reprise du marché est tangible : la collecte nette a atteint 2,2 milliards d’euros au premier semestre 2025, soit une hausse de 29 % sur un an. De quoi confirmer le retour d’intérêt des épargnants pour ce placement à revenus réguliers, à condition de garder une vision de long terme et de privilégier des SCPI diversifiées sur le plan sectoriel et géographique.