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L'analyse hebdomadaire de Fidelity International en date du 02 juin 2025. C'est peu dire qu’on n’a pas le temps de s'ennuyer avec lui.
L'analyse hebdomadaire de Fidelity International en date du 02 juin 2025.
\n\nC'est peu dire qu’on n’a pas le temps de s'ennuyer avec lui. C'est bien simple, depuis son retour à la Maison Blanche, les jours passent pour des semaines, les semaines pour des mois et les mois pour des années. Cette distension temporelle est particulièrement prégnante dans le feuilleton des droits de douanes. Taxe de 50% sur les produits européens, report au 9 juillet de l'entrée en vigueur de la nouvelle tarification, augmentation de 25% à 50% sur l'acier et l'aluminium importés de l'étranger… Dans ce soap commercial, les rebondissements ne manquent pas et, comme cela ne suffisait pas, histoire d'épaissir un peu plus le script, la justice est venue y mettre son grain de sel, la semaine dernière. Estimant qu'il revenait au Congrès et non au président de décider ou non d'une guerre tarifaire, le tribunal de Commerce international de Manhattan donnait alors dix jours à l'administration pour suspendre ses mesures. Dans la foulée, une cour d'appel fédérale cassait cette décision, le temps de se prononcer sur le fond de l'affaire.
\n\nAlors, Donald Trump n'est, certes, pas à l'origine de ces dernières péripéties judiciaires. Il n'empêche. Son bellicisme commercial fait peser une incertitude sur l'économie américaine propre à détériorer sa conjoncture. La contraction du PIB au premier trimestre - revue la semaine passée à 0,2% - en est un exemple. Au-delà, l'impondérabilité permanente qu'il entretient, alimente une défiance croissante des investisseurs qui exigent désormais une prime de risque accrue pour détenir des actifs américains. À raison… Alors que les craintes d'une récession grèvent les actions, l'inévitable excavation du déficit induite par les baisses d'impôts de l'OBBB ("One Big Beautiful Bill Act"), tire toujours plus haut les rendements de la dette à long terme. Le flottement actuel entretenu par la décision sursitaire de justice, la semaine dernière, incite, en outre, les intervenants de marché à diversifier davantage leur portefeuille et aller voir si la conjoncture n'est pas plus verte ailleurs. Autant dire que la guerre commerciale joue à ce stade avant tout contre le camp américain.
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