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Dans cette édition, entre sanctions énergétiques, paralysie budgétaire américaine, signaux contrastés en Asie et regain d'intérêt pour les actions, les marchés composent avec un.
Dans cette édition, entre sanctions énergétiques, paralysie budgétaire américaine, signaux contrastés en Asie et regain d'intérêt pour les actions, les marchés composent avec un environnement à la fois incertain et porteur d’opportunités.
Le point hebdo d'Arkéa Asset Management daté du 4 novembre 2025
« Les sanctions américaines contre le groupe pétrolier russe Rosneft soulèvent des discussions sur une possible nationalisation à Berlin. »
Les sanctions américaines contre le groupe pétrolier russe Rosneft soulèvent des discussions sur une possible nationalisation à Berlin. Parallèlement, un sommet entre Donald Trump et Xi Jinping a conduit à des ajustements des droits de douane, reflétant les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine.
Les sanctions américaines contre le groupe pétrolier russe Rosneft ont relancé à Berlin les discussions sur une possible nationalisation de ses activités locales, notamment une raffinerie essentielle à l'approvisionnement énergétique du pays.
Le très attendu sommet entre Donald Trump et Xi Jinping a abouti à une réduction des droits de douane américains sur les produits chinois, à la reprise des achats de soja par Pékin et à la poursuite des exportations chinoises de terres rares vers les États-Unis. Les deux pays ont également annoncé un gel temporaire des redevances portuaires réciproques.
Sans doute plus anecdotique, Donald Trump a annoncé qu'il relèvera les droits de douane sur le Canada de 10% à cause d'une publicité ontarienne qu'il juge mensongère à propos de Ronald Reagan.
La situation actuelle des États-Unis est marquée par une paralysie gouvernementale prolongée, entraînant des conséquences économiques significatives. Les désaccords au Congrès menacent le financement de services essentiels et affectent la confiance des consommateurs.
La paralysie gouvernementale entre dans son 32ᵉ jour, faute d'accord entre républicains et démocrates au Congrès. Certains services éducatifs et de santé dépendant du programme fédéral pourraient ne plus être financés dès le 1ᵉʳ novembre (~12,3 milliards de dollars), laissant un bon nombre de fonctionnaires dans la précarité.
La Fed a abaissé de 25 points de base son taux directeur, le plaçant dans une fourchette comprise entre 3,75% et 4,00%. Jerome Powell a averti qu'une baisse supplémentaire des taux d'intérêt n'était pas garantie d'ici la fin de l'année, en raison du manque de données économiques officielles lié au "shutdown" et d'un désaccord interne au sein du comité de politique monétaire.
L'indice des prix à la consommation américain de septembre a augmenté à un rythme annuel de 3%, légèrement inférieur aux 3,1% attendus, ce qui indique une inflation modérée malgré les incertitudes économiques.
Les données préliminaires d'ADP indiquent des créations d'environ 14 250 emplois sur les quatre semaines en moyenne à mi-octobre. Cependant, cette dynamique est tempérée par les récents plans de suppressions d'effectifs annoncés par plusieurs grandes entreprises.
L'indice de confiance a reculé en octobre (94,6 contre 95,6 en septembre), atteignant son plus bas niveau depuis six mois. Cette baisse reflète une montée des inquiétudes sur l'emploi et la situation politique intérieure.
Les ventes de logements existants n'ont enregistré aucune variation après une hausse révisée à 4,2% en août, soulignant les inquiétudes liées à l'emploi et à la conjoncture, malgré une baisse des taux hypothécaires.
La Banque centrale européenne a maintenu ses taux directeurs inchangés à 2%, indiquant que sa politique monétaire demeure « dans une bonne position » alors que les risques économiques se réduisent et que la Zone Euro continue de faire preuve de résilience.
L'inflation est remontée à 2,2% en septembre, au-dessus de la cible pour la première fois depuis avril, en raison de la hausse des prix des services et du ralentissement de la baisse des coûts de l'énergie.
Bonne nouvelle sur les ventes de voitures en Europe, en progression pour le 3ᵉ mois consécutif en septembre, avec une augmentation des immatriculations de véhicules neufs de 11% sur un an.
Le PIB a progressé de 1,3% en rythme annuel, dépassant les attentes et traduisant une résilience économique notable malgré un environnement mondial incertain.
La croissance est restée quasiment nulle au troisième trimestre, pénalisée par le recul des exportations, le ralentissement industriel et les droits de douane. Cependant, le moral des entrepreneurs s'est amélioré plus que prévu en octobre (Ifo à 88,4 vs 87,7 en septembre).
L'agence de notation Moody's a maintenu la note de la France, mais a révisé sa perspective de « stable » à « négative », invoquant des risques accrus liés à la fragmentation politique. En revanche, la croissance française a surpris à la hausse (+0,5% au 3ᵉ trimestre vs 0,3% précédemment) grâce à une forte hausse des exportations, notamment dans le secteur aéronautique, et une reprise de l'investissement des entreprises.
Xi Jinping a pris la parole lors du sommet de l'APEC à Séoul, affichant sa volonté de rétablir un climat de coopération régionale après l'accord commercial conclu avec Washington. Cependant, l'activité manufacturière chinoise a chuté pour un septième mois consécutif, avec un PMI manufacturier à 49,0, son plus bas niveau depuis six mois et en baisse par rapport aux attentes de 49,6. En revanche, le secteur non manufacturier est repassé en zone d'expansion en octobre, avec un indice PMI à 50,1 contre 50,0 en septembre.
La Banque du Japon a maintenu ses taux d'intérêt inchangés à 0,50% lors de sa réunion du 30 octobre. L'inflation sous-jacente à Tokyo a accéléré à 2,8% en octobre, dépassant les attentes du marché de 2,6% et le chiffre de septembre de 2,5%. De plus, l'indice des prix des services au Japon pour les entreprises a progressé de 3,0% sur un an, après 2,7% en août.
Les investisseurs ont confirmé leur appétit pour les actifs risqués, notamment les actions, au détriment des obligations.
Les marchés américains et japonais sont en hausse, tandis que l'Europe affiche un repli. Aux États-Unis, les valeurs cycliques dominent, avec des performances de 2,60% et 2,97% pour les secteurs de la consommation discrétionnaire et de la technologie, respectivement. En revanche, l'immobilier (-3,77%) et la consommation de base (-3,69%) souffrent de la remontée des taux souverains. En Europe, les banques (+3,74%) et les ressources naturelles (+1,62%) tirent la cote, tandis que les foncières cotées (-3,28%) et le secteur alimentaire (-3,21%) subissent un désamour des investisseurs.
La semaine a été marquée par la digestion des annonces des banques centrales et des données d'inflation. Aux États-Unis, légère remontée des taux « sans risque » avec un mouvement de translation vers le haut de la courbe, le 2 ans et le 10 ans ayant progressé d'environ 8 points de base suite aux propos de Jerome Powell. En Zone Euro, les taux courts et longs sont restés stables en raison du statu quo de la BCE. Le spread France-Allemagne s'est légèrement contracté malgré les débats sur les mesures fiscales et l'annonce de l'agence Moody's.