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Le Royaume-Uni va-t-il devoir faire appel au FMI comme en 1976 ?. L'analyse de Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet Asset Management .
Le Royaume-Uni va-t-il devoir faire appel au FMI comme en 1976 ? L'analyse de Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet Asset Management .
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
Comment en est-on arrivé là ? Ce n’est pas la malchance. Et ce n’est pas uniquement la faute au Brexit. En cause, une accumulation de mauvais choix : un recours abusif aux hausses d’impôts qui ont tué la croissance, le manque de courage politique pour baisser les dépenses publiques, l’incapacité de recourir à un QE en raison des risques inflationnistes et la perte de confiance des marchés depuis l’épisode Liz Truss.
Personne ne se presse au portillon pour acheter de la dette britannique. Les investisseurs étrangers réduisent leur exposition. Les institutions nationales et les banques britanniques sont saturées et ne peuvent plus en acheter. La Banque d’Angleterre non plus puisqu’elle est vendeuse nette.
Pour ne rien arranger, le chancelier de l’Échiquier, Rachel Reeves, qui prétendait restaurer les finances publiques britanniques, est discréditée.
Que va-t-il se passer ?
Évidemment, il n’est fait référence ici qu’au Royaume-Uni.
À surveiller
Comme d’habitude, il faudra surveiller les chiffres de l’inflation en zone euro en août. Ils n’auront aucun impact immédiat sur la conduite de la politique monétaire puisque la BCE n’envisage pas de baisser ses taux en septembre.
Le chômage américain sera plus important à prendre en compte. Les révisions à la baisse des créations d’emplois en mai et en juin avaient ravivé les craintes de récession américaine cet été. Si le marché de l’emploi ralentit fortement, cela pourrait accentuer la pression sur la Fed pour qu’elle abaisse ses taux rapidement – et il y a fort à parier que le président Donald Trump publiera dans la foulée un communiqué acerbe visant la banque centrale.
A noter
Le prix du café continue d’augmenter. Les contrats à terme pour livraison en septembre sont désormais à un point haut de trois mois. La faute à Trump qui a imposé une taxe douanière prohibitive à l’égard du Brésil – l’un des principaux exportateurs mondiaux.
*Bloomberg, le 28 août 2025