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La perspective d’un assouplissement monétaire de la Fed continue d’alimenter l’appétit pour le risque, mais le virage restrictif de la Banque du Japon pourrait rebattre les cartes et.
La perspective d’un assouplissement monétaire de la Fed continue d’alimenter l’appétit pour le risque, mais le virage restrictif de la Banque du Japon pourrait rebattre les cartes et freiner la dynamique de fin d’année. Entre signaux macroéconomiques contrastés et repositionnements sur les marchés mondiaux, les investisseurs avancent avec prudence.
Le point hebdo d'Ostrum Asset Management daté du 9 décembre 2025 par Axel Botte, directeur stratégie marchés
Les marchés actions restent soutenus par l’espoir d’une baisse des taux de la Fed, malgré un contexte global plus restrictif en Asie.
Les indicateurs macroéconomiques américains montrent un affaiblissement du marché du travail et un crédit à la consommation en perte de vitesse.
Le probable resserrement de la BoJ et les dynamiques sur les marchés obligataires pourraient perturber le rallye de fin d’année.
Le rebond des actions alimenté par les rachats de positions vendeuses avant Thanksgiving s’est poursuivi la semaine passée. La tonalité des marchés reste favorable au risque dans l’attente d’une baisse des taux de la Fed. Parallèlement, un tournant restrictif semble s’amorcer en Australie, en Corée du Sud et au Japon. Le probable resserrement de la BoJ alimente la remontée des taux japonais. Le dollar américain, baromètre de l’aversion pour le risque, s’ajuste à la baisse. Le risque inflationniste est ignoré par les marchés alors que les prix des matières premières (métaux, gaz naturel) s’envolent.
Les enquêtes américaines (ISM) indiquent une croissance modeste au 4ème trimestre. Les nouvelles commandes ralentissent. Les destructions d’emplois privés sont confirmées par l’estimation de l’ADP (-32k en novembre) qui marque une rechute après un sursaut en octobre. Les plans de licenciement annoncés concernent 71k postes en novembre, de sorte que le taux de chômage devrait dépasser 4,5 % en fin d’année. Le PIB du 3ème trimestre ne sera pas publié, mais la consommation et l’investissement ont tenu. Les livraisons de biens d’équipement s’affichaient en hausse de 0,9% en septembre et la consommation des ménages aura crû de 3% (annualisés) entre juillet et septembre. Il convient néanmoins de porter attention à la dégradation de la qualité de crédit du consommateur qui motive une réaction des banques, désormais moins enclines à prêter. Le crédit à la consommation est à l’arrêt.
En zone euro, l’inflation surprend à la hausse à 2,2 % en novembre. Hors énergie et alimentaire, la hausse des prix se situe à 2,4 % avec 3,5 % d’inflation dans les services. La croissance de la zone euros ressort finalement à 0,3 % au 3ème trimestre (+1,4 % sur un an) grâce à une demande interne publique et privée plus dynamique qu’anticipé. La consommation des ménages reste en croissance modeste (+0,2 %) alors que l’emploi progresse de 0,2 % sur le trimestre.
Concernant les marchés financiers, les actions américaines ont totalement effacé les craintes sur les valorisations des sociétés liées à l’IA en milieu de mois. Le Nasdaq gagne 1% sur la semaine et le Russell 2000 marque un record. La baisse des taux de la Fed semble acquise même si la tonalité du discours de Jerome Powell et la décision de la BoJ la semaine suivante pourrait limiter le potentiel haussier. Les anticipations de bénéfices restent bien orientées pour 2026.
Les actions européennes progressent mais la hausse est liée à une minorité de secteurs (banques, automobiles, distribution, technologie).
Sur les marchés de taux, les JGBs intègrent une probable hausse des taux de la BoJ le 19 décembre qui renforce la tendance initiée par le plan budgétaire de Takaichi. Le JGB à 30 ans s’échange à 3,37 %. Ces niveaux attirent néanmoins une demande solide aux adjudications.
Aux États-Unis, la nomination de Kevin Hassett à la tête de la Fed ne semble plus faire de doute. La perspective d’une politique délibérément accommodante constituera un soutien aux TIPS.
Le Bund s’approche de 2,80 %. Friedrich Merz a obtenu la majorité nécessaire au passage de la réforme sur les retraites. Le marché peut désormais se focaliser sur le programme d’émissions allemand pour 2026. Le choix de maturité sera critique pour les swap spreads et la pente de la courbe.
Les spreads souverains se resserrent malgré le bruit politique en France (75 pb sur l’OAT).
Enfin, le crédit renoue avec la surperformance. Le crédit IG s’échange sous 70 pb contre swap. Le high yield se renchérit de 10 pb sur la semaine.