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Le repli des marchés d’actions s’est globalement poursuivi au cours de la semaine écoulée, affectant plus particulièrement les valeurs de croissance et technologiques à l’image d’un.
Le repli des marchés d’actions s’est globalement poursuivi au cours de la semaine écoulée, affectant plus particulièrement les valeurs de croissance et technologiques à l’image d’un indice Nasdaq en retrait après 5 semaines consécutives de hausse. Ces prises de bénéfices ont épargné le leader mondial des puces dédiés à l’IA, Nvidia, dont la capitalisation boursière a encore progressé de 3% pour désormais évoluer à quelques encablures de celles d’Apple et Microsoft (respectivement 2 700 milliards $ contre 2 940 et 3 090).
\n\nParmi les dernières sociétés à publier ses résultats au titre du 1 er trimestre, l’éditeur de logiciel dédié à la relation client, Salesforce, a reculé de 19% après avoir révélé un chiffre d'affaires et des perspectives inférieures aux attentes, du fait notamment de la faiblesse de l'Europe. D‘autres acteurs des technologies ont été affectés à l’instar de Capgemini (-13%), Dassault Systèmes (-5%) ou encore SAP (-8%).
\n\nEn Europe, les géants du luxe LVMH et Kering figurent également parmi les plus fortes baisses d’un palmarès hebdomadaire dominé notamment par TotalEnergies et les valeurs bancaires. Plus largement, la hausse des taux longs à leur plus haut niveau annuel a soutenu le style Value. Le mouvement est alimenté par des données d’inflation reparties à la hausse en mai, à 2,6% pour l'indice de base et 2,9% pour l'indice Core après respectivement 2,4% et 2,7% en avril. L'inflation dans les services progresse plus nettement, de 4,1% sur un an et 0,6% par rapport à avril, un plus haut depuis octobre. La réaccélération de la hausse des prix en zone euro pourrait s’accentuer dans les prochains mois alors que la croissance des salaires avait surpris au 1 er trimestre et que le taux de chômage reste au plus bas à 6,4%. Cela dit, ces données ne devraient pas suffire à remettre en cause la baisse de taux directeurs attendue à l’issue de la réunion de la BCE de jeudi.
\n\nAux États-Unis, les marchés continuent de n’anticiper qu’une seule baisse de taux en 2024 malgré l’orientation plutôt expansionniste des dernières données macroéconomiques. L'indice de prix PCE a augmenté en avril en ligne avec les attentes (0,3% sur un mois) tout comme l'indice Core (0,2% après 0,3% en mars). Dansle même temps, lesrevenus et la consommation des ménages sont ressortis inférieurs au consensus.
\n\nEnfin, vendredi après la clôture, l’agence de notation S&P a dégradé la note de crédit de long terme de la France de AA à AA-, justifiant sa décision par la perspective d'une dette qui continuerait à croître jusqu'à 112% du PIB d'ici à 2027, tandis que le déficit public ne parviendrait pas à rejoindre l'objectif de 3% fixé dans le cadre du pacte de stabilité européen.
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