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Après le discours de Jerome Powell au symposium de Jackson Hole, vendredi dernier, ce n'était plus tant l'éventualité d'une baisse des taux à l'issue du prochain FOMC (17-18 septembre).
Hebdo
\n\n25 pb ? 50 pb ? Après le discours de Jerome Powell au symposium de Jackson Hole, vendredi dernier, ce n'était plus tant l'éventualité d'une baisse des taux à l'issue du prochain FOMC (17-18 septembre) qui posait question que son ampleur. Très attendue, l'allocution du patron de la Fed ne recelait pourtant pas trop de surprise. En substance, il convient de desserrer le corset monétaire qui étreint l'économie américaine depuis deux ans et l'empêche désormais de respirer. Une ventilation plus que nécessaire au regard des dernières constantes conjoncturelles notamment sur le front de l'emploi. Le département du Travail indiquait ainsi la semaine passée qu'au printemps (entre avril et mars), le nombre de créations d'emplois aurait été surestimé d'environ 800.000 postes sur les 2,9 millions annoncés initialement. Au-delà, avec un taux de chômage revenu à 4,3 % de la population active ou un PMI manufacturier redescendu sous son niveau de flottaison (49,6 en juillet), la belle américaine est désormais moins fringante qu'au début de l'année.
\n\nDe quoi faire souffler, au cœur de l'été, un vent de panique récessionniste sur les places américaines - et, au-delà, mondiales. Vent de panique largement amplifié par les premiers signes d'inquiétude sur l'IA, thématique surjouée à l'excès depuis trop longtemps, plaçant le marché sur pilotis technologiques, en équilibre incertain. Petit coup de semonce à un fétichisme boursier d'autant plus démesurée que les startech sont encore loin d'avoir monétiser les tombereaux de dollars investis dans le domaine ces dernières années. Si, depuis, les indices américains ont retrouvé leurs niveaux pré-séisme estival, l'épisode doit alerter sur le déséquilibre actuel de la cote outre-Atlantique et de la menace qu'elle suggère pour l'épargne américaine. Le repositionnement stylistique opéré à cette occasion, notamment en Europe, tend à redonner ses lettres de noblesse à une gestion active trop négligée ces derniers temps au profit d'un comportement moutonnier « algorithmé » par les seules big tech US. Toutefois, il y a fort à parier sur le sujet que l'assouplissement qui pointe aux États-Unis replonge très vite les investisseurs dans un bain d'insouciance et, par là même, d'imprudence.
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