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Carmignac revient sur les contrastes du premier semestre 2025 et les risques à surveiller dans un environnement de marché redevenu optimiste.
Le premier semestre 2025 a été marqué par des séquences de marché contrastées : questionnement sur la technologie américaine après DeepSeek, annonces tarifaires américaines, rebond du Nasdaq et tensions temporaires sur l'énergie.
Dans ce contexte redevenu favorable mais jugé très optimiste, Carmignac souligne l'intérêt d'un pilotage actif de l'exposition aux actions.
Ce début d'année, ce premier semestre, a quand même été bien chahuté. Cela a commencé avec le moment DeepSeek, où le marché s'est aperçu que l'intelligence artificielle n'était pas un phénomène purement américain, mais aussi chinois notamment, et peut-être européen. Le marché a commencé à questionner la valorisation de la technologie aux États-Unis. Cela a été le début d'un affaiblissement.
Ensuite, nous avons eu ce qu'on a appelé le Liberation Day, le jour où Trump a fait part de ses volontés en matière de tarifs douaniers à l'égard de ses partenaires. Cela a été très violent. Le marché a perdu une douzaine de pourcents en l'espace de trois ou quatre jours.
Puis après, nous avons eu ce qu'on a appelé la désescalade, où Trump réduit progressivement ses menaces. Les marchés sont remontés de 26 à 27 % si l'on regarde le Nasdaq, après une baisse de 21 %. Nous avons ensuite eu la guerre de douze jours, qui a créé un grand stress sur les prix de l'énergie. Cela s'est résorbé très rapidement. Aujourd'hui, le marché continue, porté par une liquidité positive et aussi par une géopolitique qui se détend sensiblement.
Nous partons d'une situation très favorable pour les marchés : une Fed qui commence à envisager de rebaisser les taux et de reprendre son mouvement de baisse, une géopolitique très détendue, des attentes de résultats des entreprises américaines qui recommencent à monter. Il y a peut-être un peu trop d'optimisme, avec un positionnement qui devient un peu plus encombré qu'au début. Il faut réfléchir à ce qui pourrait mal se passer.
Il y a peut-être le vote du budget américain, paradoxalement, parce que c'est un budget qui conduira à une grosse augmentation des déficits et surtout de la dette. À un moment donné, il deviendra peut-être difficile, dans ce contexte, pour les Américains de financer leur déficit par les prêts extérieurs. On risque donc de voir les taux monter. Si les taux montent, les actions peuvent souffrir un peu. Il peut aussi y avoir une crise façon émergente, où la difficulté pour les Américains de payer leurs dettes se traduit par une baisse forte du dollar. Ce sont les facteurs un peu négatifs à avoir en tête : ne pas se laisser embarquer par l'optimisme ambiant constaté aujourd'hui.
Chez Carmignac, nous sommes très heureux des conditions de marché actuelles, puisque c'est le retour de la cyclicité économique permise par le retour de l'inflation et aussi par un recours de plus en plus massif aux politiques fiscales. Le retour de cette cyclicité recrée le besoin de gestion active.
Dans ce contexte, il y a des raisons de redéployer un peu les investissements vers des solutions peut-être plus orientées vers les marchés actions qu'elles ne le sont aujourd'hui, à condition d'avoir une gestion active capable de réduire les expositions au risque actions quand il le faut et de revenir sur ce risque quand cela est nécessaire.
Carmignac Investissement Latitude existe depuis maintenant 20 ans. C'est un fonds flexible, 0-100 %, un authentique fonds flexible, de 0 action à 100 actions, au gré du sentiment ou des analyses du gérant. Il permet notamment à l'investisseur, à l'épargnant, de ne pas passer trop de temps et trop de stress à choisir le moment d'entrée sur le marché d'actions, puisque ce travail est assuré par le gérant.
D'une façon générale et sur la longue période, ce travail a été plutôt bien assuré. Si l'on regarde la performance sur trois ans glissants au 27 juin, le fonds progresse de 48 %, avec une volatilité de l'ordre de 9 % seulement. Cela montre bien que ces marchés un peu volatils, guidés par la macroéconomie, permettent à une bonne gestion active de s'exprimer de façon positive.