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Thibault Le Marquer, Natixis Investment Managers
Dans ce Zoom Sur, Natixis Investment Managers revient sur ses convictions avant l’été, après les tensions au Moyen-Orient et la hausse temporaire du pétrole.
La société estime que le scénario macro n’a pas fondamentalement changé : le baril est revenu vers une zone de normalisation et la transmission à l’économie réelle reste, à ce stade, limitée.
Cette lecture conduit Natixis IM à maintenir deux axes d’allocation : les actifs risqués, notamment les actions américaines et le high yield, et les classes d’actifs courtes et prudentes. Le modèle multi-affiliés permet ensuite de décliner ces convictions via Loomis Sayles, WCM, Ostrum et Flexstone Partners.
Nos convictions avant l'été par Natixis IM. Notre vision macro chez Natixis, elle est assez simple. J'ai envie de dire : tout ça pour ça. On a eu un conflit au Moyen-Orient, on a eu des prix du baril de pétrole qui ont énormément augmenté et tout ça s'est dégonflé aussi vite que c'est apparu. Sachant que nos prévisions à l'origine, c'est-à-dire qu'on retomberait dans une période de normalisation sur un baril de pétrole autour de 70, 80 dollars, c'est le cas. Et la vraie question aujourd'hui, à laquelle on peut commencer à répondre, c'est : est-ce que l'inflation générée par cette crise, est-ce qu'elle se transmet à l'économie réelle ?
Et tous les premiers éléments permettent de dire qu'aujourd'hui, on est dans une situation qui est assez normale. Par contre, ce qui est intéressant et ce qu'on observe, c'est qu'on a toujours une divergence, si je puis dire, entre la Banque centrale européenne qui a baissé ses taux récemment et la façon dont la Fed, elle, a appréhendé la situation. Finalement, de la même façon que les marchés n'ont pas énormément évolué, ils restent à des niveaux très élevés malgré tout le bruit qu'il y a eu dernièrement, notre vision chez Natixis IM n'a pas énormément évolué non plus. On continue véritablement à favoriser deux choses. La première, ce sont les classes d'actifs risquées.
On favorise les marchés actions et spécifiquement les marchés d'actions américains. On favorise également le high yield puisque c'est une classe d'actifs qui permet, même s'il y a peu de spread, d'avoir du carry, du rendement embarqué de façon importante et un mécanisme de coupon, comme on dit, qui est toujours bon et diversifiant pour les portefeuilles. Et la deuxième tendance qu'on a conservée, c'est de dire qu'on favorise toujours les classes d'actifs courtes et prudentes. Je pense notamment à l'obligataire court terme, donc le cran juste au-dessus des monétaires, puisque comme je viens de le dire, il y a du rendement.
Et finalement, avec une prise de risque limitée, on arrive à décrocher des rendements tout à fait intéressants pour les portefeuilles prudents et autres, notamment. La chance et la force du modèle de Natixis, c'est d'être une société avec de nombreux affiliés et d'avoir une gamme extrêmement vaste, profonde et capable de répondre de plusieurs façons différentes à un même sujet. Par exemple, si on regarde les marchés actions américains, on a deux affiliés qui me viennent en tête. Le premier, c'est Loomis Sayles, que l'on connaît, que vous connaissez, que les équipes commerciales ont largement mis en avant.
Certes, il y a des situations de marché qui ne sont pas très favorables en ce moment, mais c'est normal, ça a déjà été vécu par le passé et finalement, c'est souvent après ces périodes-là qu'il y a une surperformance notable. Et la deuxième solution, c'est WCM, un autre affilié qu'on n'a pas encore eu l'occasion de vous mettre en avant, mais qui a un solide track record et qui surtout arrive avec une stratégie actions globale croissance avec peu d'États-Unis dans le portefeuille et finalement très peu ou pas de Mag 7 sur les dernières années, à afficher une surperformance nette par rapport aux indices de référence qui est notable sur les dernières années.
Et enfin, si on regarde de l'autre côté de la barrière, on va regarder plutôt du côté de Ostrum, qui est aussi capable de fournir des solutions sur le high yield, puisqu'on en parlait tout à l'heure, mais évidemment aussi des solutions obligataires court terme, où là, et c'est la force du modèle d'Ostrum, c'est qu'on a énormément de granularité dans les différentes offres qu'on peut proposer sur ce thème du court terme. Et pour conclure, pour celles et ceux qui veulent s'affranchir de la volatilité des marchés financiers, pourquoi pas regarder du private equity avec notre affilié Flexstone Partners, qui offre notamment des solutions extrêmement robustes et qui commence à avoir un track record extrêmement intéressant.